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Lateness of Dancers

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Derrière le patronyme Hiss Golden Messenger se cache M.C Taylor, un songwriter issu de la Caroline du Nord. Dans une vie antérieure, il militait au sein d’une formation de punk. En 2005, il décide de prendre la tangente pour retourner aux racines de la musique nord-américaine. « Lateness of Dancers » constitue le cinquième album de Hiss Golden Messenger, mais le premier publié sur l’estimable label Merge (Destroyer, Lambchop, Lou Barlow, …)

À travers ses 10 morceaux, M.C Taylor (entouré de musiciens chevronnés) nous permet de redécouvrir le terroir du pays de l’oncle Sam. Rien de très original dans cette démarche ; cependant, lorsque les mélodies et les sentiments sont au rendez-vous, les bonnes surprises s’ensuivent naturellement. Tout commence par deux morceaux de country pur jus : « Lucia » et « Saturday’s Song ». Le titre maître de l’opus est également un morceau sculpté dans le folk minimaliste. Un zeste d’électricité contamine « Mahogany Dread ». Le spectre de Dylan voire de Neil Young se met alors à planer. Il y a même une ballade balisée par un piano qui s’achève subtilement en crescendo (« Day O Day (A love So Free »). Sans oublier la touche de blues qui imprègne « Southern Grammar ».

En publiant « Lateness of Dancers », Hiss Golden Messenger nous envoie une carte postale musicale depuis les States. De quoi nous donner l’envie de se procurer un billet d’avion afin d’aller faire un tour du côté de la route 66.

 

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