Ce ‘maître ès folk’ a la particularité d’emprunter d’obscurs chemins de traverse, pour arriver à ses fins. Ainsi, Cass McCombs a décidé de réunir les mal-aimés et les laissés-pour-compte de son déjà très large répertoire, afin de les graver sur « A Folk Set Apart », une gargantuesque compilation de 19 titres annoncés comme ses ‘Rarities, B-Sides & Space Junk, Etc’… Responsable de quelques classiques de folk déviant tels que « Catacombs » et le grand « Wit’s End », le Californien racle ses très riches fonds de tiroirs, pour en extraire des morceaux qui oscillent entre rock coriace (« Tourist Woman »), alt-country engagée (« Bradley Manning ») et même surf/folk (« Catacombs Cow Cow Boogie »). L’éclectique musicien dévoile ses expérimentations en compagnie de Mike Gordon de Phish sur « Texas » ou de Chris Cohen (Deerhoof) sur « Poet’s Day », quand il ne propose pas des morceaux plus pop (« Evangeline ») ou quasi punk lo-fi (« I Cannot Lie »). Bref, tout au long de ce recueil, il affiche une belle diversité. « A Folk Set Apart » permet de découvrir la riche palette de l’Américain dont l’univers ne se limite pas au folk ténébreux de ses derniers elpees ! Un artiste définitivement unique, atypique et surtout diablement doué… Beaucoup signeraient un tel album que McCombs a pourtant taxé de ‘rebuts’ (‘Junk’).

Nederlands
Français 
