L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Kim Deal - De Roma
Morrissey - Lotto Arena

Blues of desperation

Écrit par - -

Ce chanteur/guitariste a déjà fait du chemin. Où est le temps quand, âgé à peine de douze ans, il ouvrait pour la légende BB King ? Il en a aujourd'hui 39 et compte une quinzaine d'albums à son actif. Son tout premier, "A new day yesterday", remonte à l'an 2000.

"Blues of desperation" a été enregistré sous la houlette de son fidèle producteur Kevin Shirley. Et ses nouvelle compos, il les a écrites à Nashville, où il s’était retiré. Quant aux sessions, elles se sont déroulées au studio Grand Victor Sound. Pour la circonstance, il a bénéficié de la collaboration du claviériste Reese Wynans, du bassiste Michael Rhodes ainsi que des drummers Anton Fig et Greg Morrow. Sans oublier quelques cuivres et les choristes.

Imprimé sur un tempo rapide, "This Train" ouvre l’elpee. La présence simultanée de deux batteurs confère une solidité particulière à la section rythmique. Soutenue par les interventions fringantes du piano de Wynans, la voix de Joe est puissante. La guitare libère toute son intensité dans un style très rock! Blues/rock, "Mountain climbing" est découpé par un riff réminiscent du Free de la grande époque, alors que la voix de Joe est enrobée par les chœurs féminins. La sonorité de gratte rappelle d’ailleurs celle d’un grand artisan de la ‘Gibson Les Paul’, en l’occurrence le regretté Paul Kossoff. Face aux percussions exotiques et aux cordes semi-acoustiques, la voix est chargée de passion, tout au long de "Drive", une roots song empreinte de tendresse ; mais lorsque les cordes se chargent d’électricité, c’est pour rendre un vibrant hommage au "Black Magic Woman" de Peter Green. Autre blues, "No good place for the lonely" est une ballade qui bénéficie d’arrangements ambitieux. Joe voue un grand respect aux anciens maîtres anglais du style. Et de grande classe, son envol rappelle Gary Moore. Rockin' blues complexe, le titre maître lorgne vers le Led Zeppelin, sans la voix de Plant, bien entendu. Mais le spectre de Jimmy Page plane quand même. "You left me nothin' but the bill and the blues" est un blues rapide et nerveux, mais attaqué sereinement, à la manière d'Albert Collins. Joe se délecte en se déchaînant sur ses cordes. "Distant lonesome train" baigne dans le Delta du Mississippi, mais dans une version revue et corrigée par Bonamassa. La conjugaison entre les grattes et les drums est géniale. Perso, il s’agit du sommet de cet LP ! "How deep this river runs" est également une excellente plage. La voix est hantée par Paul Rogers et la tonalité de gratte, par Paul Kossoff. "Livin' easy" trempe dans le jazz roots. Le swing est naturel. Dépouillée, la compo est entretenue par le saxophone et le piano. En final, "What I"ve known for a very long time" rend manifestement un hommage à la légende disparue, BB King. Un blues lent somptueux, délicatement cuivré, dans l’esprit de Memphis.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Joe Bonamassa
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Provogue / Mascot / V2
  • Date: 2016-03-25
  • Rating: 4
Lu 1045 fois