On est loin de la pop ou d’une impression d’entrer au « Paradise » à l’écoute de Pop. 1280… « The Horror », le titre de son premier elpee, reflétait mieux les climats sombres et industriels du groupe américain, a contrario de ce paradis (perdu ?) promis au générique de son 3ème essai !
Depuis Brooklyn, le très énervé Chris Bug et ses acolytes ne sont pas venus pour rigoler mais asséner leurs brûlots tour à tour chargés de no wave (« Phantom Freighter ») ou de rock indus (« USS ISS »), lorsqu’ils ne réalisent pas un mix tranchant entre Killing Joke (ces claviers !) et Joy Division (la dimension martiale), mais en prenant soin de faire macérer l’ensemble dans un climat propice à l’invective, digne de The Fall. Davantage à la recherche de l’impact auriculaire plutôt que véritablement mélodique, Pop. 1280 nous balance des morceaux féroces et claustrophobes balisés par le quasi ‘spoken-word’ de Bug. Acides, les textes traitent des dérives du monde contemporain rongé par les technologies. Pas de single à l’horizon mais une série de compos aux titres explicites, tels que « The Last Undertaker » ou le poisseux « Rain Song ». Un opus chargé de désespoir, mais intriguant, pour ne pas dire bizarre...

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