Originaire du Massachusetts, Jaye Bartell vit aujourd’hui à Brooklyn. En explorant la toile, on apprend qu’il s’est produit en première partie de Kevin Morby ; et puis qu’il a sévi au sein de différents groupes qui n’ont rencontré qu’un succès plus que relatif…
C’est à New York qu’il a composé les chansons de ce « Light Enough ». Faut croire que ce changement de décor a fortement influencé son écriture. Ce qui arrive finalement souvent chez les artistes folk qui se sont installés dans la Grosse Pomme pour y fouler ses trottoirs. Tout au long de cet elpee, on ne peut s’empêcher de penser à Leonard Cohen, qui lui aussi avait quitté Canada natal pour émigrer vers la City. On y pense d’autant plus que la voix de Bartell est aussi monocorde et caverneuse que celle de l’auteur-compositeur-interprète montréalais. Et puis que son folk est aussi minimaliste et chargé de feeling. Hormis le concours circonstanciel d’une voix féminine ou d’un orgue, Jaye s’accompagne uniquement à la sèche.
A première écoute, les compos qui figurent sur ce « Light Enough » semblent glaciales et mornes. Mais on fil des écoutes, on se laisse séduire. Et pour cause, le songwriter parvient injecter une telle dose de sensibilité dans ses chansons, qu’elle parviennent à atteindre leur cible. Et sans le moindre artifice…

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