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Illogical Optimism

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Etabli aujourd’hui à New York City, Reverend Freakchild est diplômé de l’Université de Boston, en philosophie et religion. C’est à cette époque qui monte son premier groupe, Bananafish. Sa culture musicale est bien ancrée dans le blues. Et à travers ses projets, il ne cesse de l’explorer.  

Intitulé "Blues & Spitiruals", son premier opus remonte à 2001. Et sa dernière, "Hillbilly Zen-Punk blues", à avril 2015. Pour graver son sixième elpee, il a fait fort, puisque "Illogical optimism" est triple ! Sous-titré "Odds, ends and other amazingness", le premier réunit quinze reprises préparées à la sauce Freakchild. Baptisé "Everything is now", le deuxième propose différents mixages de la même compo. Enfin le troisième, "Kairos", n’est pas un disque du Reverend, mais d’un ami, Ramblin’ Jennings.

Le premier volume est excellent. Il s’ouvre par une reprise somptueuse d’"Imagine" de Lennon. Reverend la chante à la manière de Lou Reed. Une version très saisissante, illuminée par des cordes immaculées. Le "Hey Pocky A-way" des Meters baigne dans le style New Orleans. Piano, batterie et cuivres participent activement à cette fête du rythme. "I still have joy" nous entraîne dans l’univers du gospel. Et quelles voix ! La cover du "Cryin’ Holy unto the Lord" de Bill Monroe vire au country. Guitare en picking et orgue se taillent ici la part du lion. Il s’attaque brillamment au répertoire de Bo Diddley, et tout particulièrement à son "Who do you love". A celui de Bob Dylan, dont le "All along the watchtower" est traité à la sauce reggae, nonobstant la guitare déjantée. Il se réincarne en John Lee Hooker, quand il aborde le boogie "Shark Boogie". Country punk, "Pretty Boy Floyd" raconte les aventures d’un ancien braqueur de banques. Il n’oublie bien entendu pas les chantres du country/blues d’avant-guerre. En s’autorisant des version décoiffantes du "See that my grave is kept clean" de Blind Lemon Jefferson, du "Hell hound on my trail" de Robert Johnson et du "Death don’t have no mercy" de Rev Gary Davis, qu’il souligne d’une intervention de flûte primitive. Il se met même à iouler sur le nerveux "Big Mouth blues" de Gram Parsons. Son ami Hugh Pool, l’épaule à l’harmo, sur la cover impeccable du "Yer blues" de John Lennon (Plastic Ono Band).  

Le deuxième compact disc recèle donc douze versions différentes –funk, reggae, punk, rock, hillbilly, krautrock, etc.– d’"Everything is now". Deux sortent quand même du lot : la ‘Low Society Remix’, caractérisée par la slide bien métallique, et une basiquement blues, qualifiée de ‘DJ Billy E’, rehaussée par la présence d’un harmonica. Sans quoi, on y rencontre également plusieurs pistes assez planantes, un ‘Dream-like Nature remix’, un long trip spatial de plus de 8’ et une finale qui pourrait servir de bande son instrumentale pour un court-métrage !

Enfin, le prêcheur floridien a donné carte blanche à Ramblin’ Jennings pour graver le troisième cd. Ce dernier y propose un country/blues assez personnel. Naturellement puissante, sa voix est excellente. Il manifeste beaucoup de présence lors des titres les plus nerveux ; à l’instar de "Safe in the storm", "I saw a wheel", "Livin’ and dyin’" et "Last train blues". Particulièrement lents, "Please send me" et "Silver sandals" transpirent de vécu. Dans le même registre, il opère un dialogue avec l’harmonica sur "Sinner blues", dans un style proche de Sonny Boy Williamson 2. Et le traditionnel "John the Revelator" est interprété a cappella. Ce type est un véritable passionné !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Reverend Freakchild
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Treated and Released / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2016-06-11
  • Rating: 4
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