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Long black train

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Ce chanteur/guitariste est déjà un vétéran, dans l’univers du blues. Faut dire que ses débuts, opérés au sein de son Ray Fuller Band, remontent à 1974. En 1978, le backing group change son patronyme en Bluesrockers. Depuis, l’équipe tourne inlassablement.

Pour enregistrer "Long black train", Ray a donc été épaulé par ses musiciens ; en l’occurrence le bassiste Myke Rock, le batteur Darrell Jumper et l’harmoniciste Doc Malone. Fuller signe les quatorze plages.

En ouverture, "Burn me up" est un boogie sans concession. Le Doc prend le premier billet de sortie sur son harmonica. Blues/rock de bonne facture, "Devil’s den" est dominé par la voix et les interventions à la guitare rythmique du leader. C’est d’ailleurs le plus souvent sur de tels accords qu’il structure ses compos. Ce qui lui permet de souligner son chant. Et ils sont particulièrement tranchants tout au long de "Voodoo Mama", un morceau au cours duquel, l’harmo s’intègre parfaitement. Tout comme pour l’âpre "Evil on your mind" ; et c’est la section rythmique qui épaule parfaitement les cordes du leader pour bien découper ses riffs. Il se sert enfin de son bottleneck pour attaquer en slide métallique "Hip shakin’ Mama", un Chicago Blues abordé dans l’esprit de Hound Dog Taylor. Adepte du style, Ray s’y révèle brillant, alors que Malone continue de le seconder en laissant échapper de petites phrases à l’harmo ! "Cold day in Hell" ralentit le tempo. Simplement pour nous inviter à vivre une journée froide en enfer. Il excelle tout au long du rock’n’roll "Long black train". C’est également –et largement– dans ses compétences. "Louisiana woman" nous emmène dans le Sud. La gratte libère constamment de brèves sentences tout au long de ce blues nerveux. "Let’s get dirty" macère dans les swamps ; un blues flemmard découpé par une bonne rythmique sur laquelle les accents blafards de la musique à bouche, viennent se poser. Et Fuller s’accorde une nouvelle et excellente sortie, digne de John Fogerty. La slide est bien à l’avant-plan tout au long de "Somethin’ shakin’". Des accords bluesy mais cinglants amorcent "New tattoo". Pensez à ceux de Keith Richards qu’ils réservent aux Rolling Stones. Et ils tiennent parfaitement la route. Blues lent, "Whiskey drinkin’ woman" est inévitablement la plus longue plage. Puisant ses racines dans blues du Southside de Chicago, elle rappelle bien entendu le maître du style, Muddy Waters, Doc Malone réincarnant Little Walter ! "Pipeline blues" nous réexpédie vers le Sud, près du Delta. Voix et slide y titrent leur épingle du jeu. De toute bonne facture, ce long playing s’achève par You’ve got the blues", un rock’n’roll, caractérisé par d’ultimes sorties classieuses à la guitare et à l’harmonica.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Ray Fuller
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Azuretone / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2016-09-13
  • Rating: 4
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