Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

logo_musiczine

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Gary Numan
garbage_olt_rivierenhof_1...

In any town

Écrit par - -

Etabli à San Francisco, The Lucky Losers, c’est avant tout un duo réunissant la séduisante Cathy Lemons et l’harmoniciste Phil Berkowitz. Les deux artistes se partagent les vocaux. Pour enregistrer "In any town", ils ont reçu le concours du guitariste Marvin Greene, de l’organiste Chris Burns, du bassiste Tim Wagar et du drummer Robi Bean. "A winning hand", le premier elpee de ce team, était de toute bonne facture. En enregistrant le suivant, on a l’impression que le duo a trouvé sa voie. Mais également l’équilibre entre les deux voix. Les sessions se sont déroulées au sein du studio Greaseland, à San José, c’est-à-dire celui du guitariste des Nightcats, Kid Andersen. En outre, l’équipe a reçu la collaboration d’une belle brochette d’invités. Le long playing recèle neuf compositions originales et deux reprises.

"So high" nous plonge instantanément au sein de l’univers du duo. La conjugaison des deux voix ne manque pas de charme. Phil souligne parfois ses interventions à l’aide d’envols percutants sur l’harmo. Et l’ensemble est illuminé par les interventions, à la gratte, du maître des lieux, le redoutable Kid Andersen. Lemons signe "It ain’t enough", une plage empreinte de douceur. Elle la chante d’une voix soul voluptueuse. L’instrumentation alimente ce climat cool, entretenu par l’orgue de Burns et le piano électrique Fender Rhodes de Kid Andersen. "Jackson" est une chanson écrite en 1963 par Billy Edd Wheeler et Jerry Leiberfut. Johnny Cash et June Carter l’avaient traduite en hit dès 1967. Puis Nancy Sinatra et Lee Hazlewood. Interprétée par Cathy et Phil, la nouvelle version est réussie ; et la sortie à l’harmonica est impeccable. Miss Lemons chante d’un timbre suave, le blues lent "Don’t let ‘em see ya cry", face à une section de cuivres au sein de laquelle s’évade Michael Peloquin sur son saxophone ténor. Marvin Greene en profite pour se réserver un solo chargé de feeling (NDR : et inspiré par BB King) sur ses cordes, alors que Phil s’applique sur son harmo chromatique. La voix purement soul de Berkowitz alimente "Blind man in the dark". La section de cuivres est toujours au poste ; mais pour la circonstance, c’est le Californien d’adoption, Terry Hanck, qui prend son envol sur le saxophone ténor. Shuffle remuant, "I can’t change ya" se distingue par une sortie impeccable de Frank Goldwasser sur sa slide. Funky, "Still enough time to cry" se signale par les excellentes interventions des solistes : le piano syncopé de Burns, les cordes de Greene et l’harmo de Phil. Cathy chante passionnément "Give me a sign", un autre blues de bonne facture qui nous entraîne dans les swamps. Jeff Jensen, le citoyen de Memphis, écrase ses pédales wah wah. Et ses interventions sont géniales. Le titre maître campe une jolie ballade. Simple, mélodieuse, elle permet à Kid Andersen de s’illustrer sur les cordes, des cordes chargée de feeling et lumineuses. Puissant, "Devil’s dream" est une plage qui agrège acoustiques et électriques. Elles se révèlent même aventureuses… Ne sommes-nous pas à San Francisco ? Sans doute la plage la plus originale. Un créneau qui mériterait d’être davantage exploité dans le futur… Soutenu par un brass band, la reprise du "Small town talk" de Richie Danko et Bobby Charles libère des fragrances à coloration néo-orléanaise…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: The Lucky Losers
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Dirty Cat / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2016-07-15
  • Rating: 4
Lu 1242 fois
Plus dans cette catégorie : « Blues, booze & Rock’n’roll Fantasy Walk »