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Demolition day

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Dix ans déjà que le terrifiant ouragan Katrina a dévasté les côtes du Golfe du Mexique ; et tout particulièrement la grande cité musicale de la Nouvelle Orléans. De nombreux citoyens locaux ont, depuis, été forcés de fuir. Et parfois, bien loin de leurs terres d’origine. Quatre musiciens ont ainsi émigré à San Francisco. Ils y montent le Honey Island Swamp Band. Aaron Wilkinson se charge de la sèche et de la mandoline, Chris Mulé, de la guitare électrique, Sam Price de la basse et Paul Garland Paul de la batterie. Les quatre compères se partagent le chant. En 2009, le quatuor publie son premier elpee, "Wishing well". Trevor Brooks rejoint alors le line up. Il siègera derrière son orgue Hammond B3. "Demolition day" constitue déjà le quatrième long playing du combo ; une œuvre qui a été enregistrée au studio Parlor, à New Orleans. Et c’est Luther Dickinson (North Mississippi All Sars) qui a assuré la mise en forme.

Des guitares aux accents rythmiques ‘rollingstoniens’ amorcent "How do you feel". Le piano acoustique entre dans la danse, et ce sont les ivoires qui s’autorisent le premier envol, aussitôt rejoint par la slide de Chris et le saxophone, alors que les musiciens se partagent les vocaux. "Head high water blues" revient sur les conséquences de l’ouragan. Une piste roots, légèrement teintée de r&b voire de funk, dans l’esprit d’un Little Feat. Les voix accentuent l’atmosphère néo-orléanaise, alors que le piano électrique et la slide tirent leur épingle du jeu. Introduit par le Hammond, "No easy way" s’ouvre nonchalamment. Et lorsque le tempo s’élève, la slide opère son entrée, rapidement rejointe par des cuivres. A charge des percussions de Garland de baliser l’ensemble. Bien rythmé, "Medicated" est un r&b teinté de soul. La voix colle parfaitement au style alors que la slide de Chris Mulé est toujours en effervescence. "Watch and chain" est à nouveau hanté par le Little Feat. Solide, la section rythmique sert de tremplin aux autres instruments ; et pour la circonstance, piano électrique et slide. Folk, "Katie" est plutôt surprenant. Une plage empreinte de douceur entretenue par les cordes acoustiques et l’orgue. "Ain’t no fun" est un rock plutôt léger, mais entraînant. Les voix sont épanouies, alors que la slide véhicule des sonorités de steel. Autre roots, "She goes crazy" se distingue par ses harmonies vocales particulièrement soignées et ses cuivres ; et les interventions de trompette ainsi que de saxophone qui nous transportent au cœur du vieux carré de New Orléans. "Through another day" constitue incontestablement un des sommets de l’opus. Les cordes acoustiques ébauchent la compo. Elles sont ensuite rattrapées par  l’harmonica. Soutenu par les chœurs masculins, le lead vocal est chargé de passion. Puis tous les instruments entrent successivement dans la danse : orgue, mandoline et enfin guitare slide dont les aspirations aventureuses sont réalisées, tout en respectant le sens mélodique. Superbe ! Americana, "Say it isn’t true" nous entraîne dans le Sud profond. Une piste cool caractérisée par sa richesse musicale, impliquant harmonica, piano, steel guitare et mandoline. Et le titre final, "Devil’s den", baigne dans le même climat, puisant au plus profond des racines…

 

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