Issu de Colorado Springs, Austin Young est un très jeune chanteur/guitariste. Il n’en est cependant pas à son premier essai, puisqu’il avait déjà gravé un premier elpee, en 2013. Son titre ? "Blues as can be". Les membres de son backing group sont également jeunes : Alex Goldberg à la basse ainsi que Forrest Raup ou Kowan Turner, à la batterie. C’est la formule trio qui s’est imposée sur cet opus ; mais sans jamais abuser dans sa partie instrumentale.
"Take me away" baigne au coeur d’une douceur bien personnelle. Et si la guitare est généreuse et chargée de feeling, elle demeure constamment au sein d’un canevas parfaitement balisé. La voix n’est cependant pas très expressive. La production opérée par Austin est très soignée. Et on s’en rend compte lors des arrangements apportés à "Barren Road Blues", par l’orgue Hammond de Tom Capek. Caractérisé par la présence d’une section de cuivres, "Something more" est un morceau qui lorgne vers le r&b. La section rythmique imprime un tempo funky. Young contrôle bien la situation et se réserve une sortie à la fois réussie et personnelle sur ses cordes, malgré un changement de tempo percutant. Blues lent, le titre maître concède des accents volontiers dramatiques. Parcimonieux, l’envol d’Austin sur ses cordes est fascinant. On retrouve de la douceur sur plusieurs pistes. Tout d’abord sur "Sets me free". Capek y double orgue et piano électrique. "Mountains on fire", ensuite. Un autre blues lent. L’instrumentation est bien charpentée. Superbement équilibrée surtout. Et les nappes d’orgue Hammond sont chaleureuses. D’excellentes vibrations rythmiques traversent "Heal my heart", un titre qui célèbre le retour aux cuivres. Rockin’ blues, "Whirlwind" est un instrumental destiné à mettre en exergue la dextérité du sixcordiste. Et Young achève le long playing par une ballade légère et dépouillée. Et en solitaire : sa voix, ses cordes acoustiques et électriques. Manifestement, il possède un énorme potentiel ; mais il doit d’abord penser à améliorer ses performances vocales...

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