Jusqu’à présent, Roger Goula composait surtout des B.O. pour films et autres séries TV (‘The Frankestein Chronicles’, notamment). Il a finalement décidé d’enregistrer un premier album solo. Inspiré par la musique renaissance et baroque (Monteverdi, Bach, Vivaldi), le minimalisme (Reich, Glass) ainsi que l’électronique (Aphex Twin, Autechre), il nous propose aujourd’hui une œuvre hybride, au cours de laquelle entrent en osmose sonorités synthétiques (autant analogiques que numériques, mais également bruitages, samplings et autres processus issus de la technologie moderne) et instrumentation organique (ukulélé, guitare électrique, etc.) voire carrément classique (violons, violoncelle, piano, clarinette, etc.). Expérimentale, cette musique nous plonge dans une forme d’ambient censée refléter la vision de la terre depuis l’espace. Ben oui, il y a matière à discussion sur le sujet ; surtout quand on est conscient des dégâts causés par les terriens à sa belle planète. Imaginez d’ailleurs ce que doivent penser les extra-terrestres (NDR : s’ils existent) en contemplant le carnage écologique. En outre, l’artiste est passionné par l’astronomie et la conquête spatiale. Enfin, tout au long de cet opus, il nous livre ses émotions éprouvées en imaginant ce mauvais spectacle. Et finalement, cet LP pourrait facilement servir de nouvelle bande sonore pour un documentaire consacré aux questions environnementales…

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