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Encore un artiste originaire du Mississippi. Et plus précisément de sa capitale, Jackson. De son véritable nom Stephen Johnson, Stevie J. Blues est le fils d’un pasteur. La musique de ce compositeur, chanteur et guitariste baigne dans le blues mais aussi la southern soul. Il y a quelques années, il militait au sein du backing band de Bobby Rush. C’est un féru d’histoire du blues, une culture qui prend une autre dimension sur les planches, lorsqu’il l’illustre d’anecdotes croustillantes. En compagnie de Blues Eruption, il a été finaliste de l’International Blues Challenge à Memphis. C’était en 2011. Son premier opus, "2 sides of a man", remonte à 2008. Il a ensuite publié "The Diversity Project", en 2011, et "Unstoppable", en 2013.

Surprise, la plage qui ouvre l’elpee est dansante, disco même. La voix de Stevie J est soutenue par celle d’Angela Walls. Enrichi par les cuivres des Jackson’s Horns et des cordes synthétiques, le morceau est particulièrement soigné. Une formule également adoptée sur "That Party song", un titre souligné par le saxophone de Micha Brown, et "Good good", par le piano électrique et la guitare au bord du délire. "I ain’t getting that" est tout aussi dansant, un blues rythmé au cours duquel les percus d’Atwan Gray libèrent une bonne dose de groove, alors que volubile, la guitare propage des sonorités fuzz. Paru en single, "Cradle Robber" trempe dans la southern soul ; dominée par les cuivres et la gratte, cette plage ne manque pas de charme. Le demi-frère de Stevie, Scott Albert Johnson, souffle dans son l’harmonica, tout au long de "Come see me", un blues authentique. Carol McLaughlin tire son épingle du jeu à la six cordes sur "Lights out", une ballade soul indolente. Superbe blues lent, "Another Jody sting" est signé Omar Cunningham. Ce dernier vocalise derrière le chant passionné du leader. La guitare est chargée de feeling. Un sommet de cette plaque ! Une voix récite "Son of a Saintified preacher". Elle aurait pu émaner d’un prêcheur lors d’un office religieux. Et pourtant, il s’agit d’un boogie auquel participe Kashiah Hunter à la pedal steel (NDR : ce spécialiste du gospel instrumental et de la sacred steel music est un disciple du notoire Robert Randolph). Une prêche qui se poursuit tout au long de "Stranger in the City", un blues lent qu’il dédie à sa maman. Son ami Dwayne Watkins et son frère cadet, le pasteur Dr MJ Johnson, participent à cette prédication, alors que Kendrick Hart siège derrière le piano. Enfin, la gratte de Stevie semble hantée par BB King tout au long de "Blue by the Bay", un instrumental balisé par les ivoires et les drums…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Stevie J. Blues
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Mississippi Delta / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2016-11-14
  • Rating: 4
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