Le Lucas Haneman Express est un quartet issu d’Ottawa, au Canada. Fondé en 2014, il est drivé par le chanteur/guitariste Lucas Haneman. Et est soutenu par le drummer Jeff Asselin, le bassiste Martin Newman et la chanteuse Megane Laurence. Le combo a remporté l’Ottawa Blues Challenge, en 2015. "Tearing up the rails" réunit quinze plages, dont treize sont signées par la formation. Outre trois morceaux enregistrés au célèbre studio Sun à Memphis, le reste a été mis en boîte dans la capitale du pays à la feuille d’érable.
"The verdict" est une excellente entrée en matière. Le rythme véhicule des accents sudistes. Et plus exactement issus des bayous de la Louisiane. Captivante, cette plage bénéficie de la participation du redoutable harmoniciste de Monkeyjunk, Steve Marriner. La guitare imprime un tempo bien nerveux à "Give me life", un piste au cours de laquelle, invité, Jesse Whiteley (24th Street Wailers) siège derrière l’orgue. "Calling the blame" adopte un profil roots. La voix de Lucas est épaulée par celle de Megan. Le leader s’autorise deux sorties successives aux cordes. La première est hantée par Mark Knopfler. La seconde se révèle bien plus aventureuse. Steve Marriner introduit à l’harmo "Run to you", un blues lent au cours duquel Lucas se déchaîne sur ses cordes. Il les ravage même en écrasant ses pédales. Enregistré dans les studios Sun de Memphis, "Blind man’s blues" est un blues/rock solide et classique, inspiré par l’école de Chicago. Haneman en profite pour prendre un nouveau billet de sortie. Une formule également adoptée sur "Firestorm", une plage chantée par Megan Laurence. Imprimé sur un mid tempo, "That’s the truth" a également été mis en boîte à Memphis. Lucas se consacre au micro lors du premier couplet. Megan, le suivant. Avant de conjuguer leurs voix. Haneman signe alors l’une de ses plus brillantes sorties sur les cordes. Elles montent en puissance, avant le déchaînement ultime. La cover du "Magic Carpet ride" de Steppenwolf est suprenante. Ce vieux succès remonte en 1968. Il a subi un traitement accéléré, énergique, proche du punk. Lucas se libère. Devenue impétueuse, sa gratte est au bord du délire. Intéressant, cet LP s’achève par "Working Band", une compo qui baigne au sein d’une atmosphère débridée. Préposé aux claviers, Jesse Whiteley semble réincarné par Jon Lord, à l’époque où il opérait des échanges avec Richie Blackmore, chez le Deep Purple ; c’est-à-dire, au cours des seventies…

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