Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Suede 12-03-26
Suede 12-03-26

No black no white just blues

Écrit par - -

De son véritable nom William K. Hermes, Lightnin' Willie est chanteur/guitariste. Originaire du Texas, il s’est cependant établi du côté de Los Angeles. Il a forgé son expérience sur les planches, d’abord en se produisant au sein des petits clubs locaux, puis sur les scènes internationales, à l’instar du Royal Albert Hall de Londres. Flanqué de ses Poorboys, il a publié plusieurs albums, au cours des années 90 et 2000.

"No black no white just blues" est paru chez Little Dog, le label du guitariste et producteur Pete Anderson, un personnage qui, dans le passé, a notamment bossé pour Dwight Yokham, Lucinda Williams et Michelle Shocked. Outre son concours comme instrumentiste, Anderson se charge d’ailleurs de la mise en forme. Lors des sessions, qui se sont déroulées au studio The Nest à Glendale, Willie a reçu le concours de nombreux amis musiciens.

Le son proposé par cet artiste est plutôt original. Imprimé sur un tempo nerveux, "Can't get that stuff" ouvre la plaque. Les ivoires de Dona Oxford sont bien mises en exergue, mais c’est la voix relativement corrodée mais cool de Willie qui émerge. "Eyes in the back of my head" élève le rythme. La voix colle de nouveau parfaitement au morceau. Pete Anderson souffle dans son harmo, alors que le solo de gratte permet au gratteur d’afficher tout son doigté. Blues lent classique, "Locked in a prison" est enrichi par les interventions au saxophone de Ron Dziubla, balisé par le piano de Dona Oxford et tapissé chaleureusement par l’orgue Hammond. "Sad 'n blue" nous entraîne en Louisiane. L'accordéon de Skip Edwards fleure bon le zydeco de cet état du Sud. Le vocal correspond remarquablement bien à ce type de blues feutré et nonchalant, proposé par l'artiste. Et il le démontre une nouvelle fois tout au long de "Note on my door", une plage caractérisée par une sortie parcimonieuse et réaliste sur les cordes. Des cordes qui se révèlent à nouveau intéressantes sur "Heartache", un swamp blues hanté par Slim Harpo. Blues/rumba aux accents exotiques, "Phone stopped ringing" nous transporte dans le Chicago Westside cher à Otis Rush. Jerry Olson procure l’assise rythmique à la compo, alors que la gratte parvient à allier sobriété et éclat. Ballade blues, "Thinking of you" fait penser à… B.B King. De bonne facture, cet elpee s’achève par "Shake that snake", un boogie mené à la texane...

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Lightnin' Willie
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Little Dog / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2017-06-26
  • Rating: 4
Lu 1537 fois
Plus dans cette catégorie : « Necronomidonkeykongimicon Wrangled »