« Iris Extatis » constitue déjà le 6ème elpee de Daphné, une œuvre au cours de laquelle, elle ne cesse de nous parler d’amour entre abysses et sommets, déclarations et portraits intimes. A travers ces 11 nouvelles chansons, elle nous livre, de sa voix fragile et sensible, de profonds cris du cœur.
« Song for rêveurs » nous entraîne en Orient, le long d’un fleuve en crue. Le climat est humide. Les voix sont éthérées. ‘On prend un nuage comme on prend un taxi’. Le refrain est interprété dans la langue de Shakespeare…
« Faite à l’envers » est paru en single. Elle déclare, pendant « Ultraviolet », son amour pour la France (‘J’habite un si beau pays’), mais nous met en garde face à la montée de l’intolérance.
Edith Fambueno (NDR : ancienne disciple de Gérald De Palmas dans les Valentins, elle a également travaillé en compagnie d’Olivia Ruiz et de Zazie) s’est chargée de la réalisation et des arrangements de cet LP. Elle partage aussi les vocaux sur « On n’a pas fini de rêver », une piste qui se distingue par un joli échange entre cordes de guitare et ivoires, mais également par des interventions de sitar, d’un koto japonais, d’un laud marocain et d’une harpe…
C’est sur un manège enchanté, à Paris, au bord de la Seine, près d’une guinguette, que Daphné chante « L’Amour » sans conditions… Mais « Resteras-Tu Amoureux ? ». Question existentielle. Alors pourquoi ne pas faire une « Une prière aux étoiles » ? Mais lorsqu’elle ne croit plus en cette flamme, « Le corps est un voyant ».
« La lune est une femme africaine » et même… égyptienne…
« Mohini Miranda » nous invite à escalader l’Himalaya. Le spectre de George Harrison plane...
Sur un chant d’opérette italienne, « Supercalifragilis » sert de défouloir. Un final fabuleux.
Et le titre maître est très susceptible de réconcilier rêveurs, bâtisseurs, émotifs et créateurs.

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