L’histoire d’Aqme commence par une petite annonce publiée dans un magazine métal en avril 1996. Puis par la rencontre entre un batteur et un guitariste devant le club parisien La Loco. Etienne est à fond sur Suicidal Tendencies et Machine Head. Ben, lui, est plutôt attiré par les Smashing Pumpkins et Nirvana. Onze ans plus tard, les deux gaillards ne se sont toujours pas séparés et proposent le quatrième album de leur combo ; un ensemble qui aura marqué la scène rock française de son empreinte ‘métallico-hip hopienne’. Un style qui n’a jamais été ma tasse de thé, autant le souligner une nouvelle fois. Mais objectivement, Aqme revient cette année en réutilisant tous les ingrédients qui ont fait son indéniable succès. Les textes sont plus vindicatifs que jamais. Les riffs de guitares syncopés dispensés sur « Uniformes », « Lourd Sacrifice », « Casser/Détruire » et le titre maître demeurent sévèrement burnés. A l’instar des précédents elpees, « Heresie » risque de provoquer des nausées chez les fans d’Iron Maiden, de Nightwish, Obituary, Rush, Dream Theater ou même Slayer, aussi de ravir les amateurs de Skarbone 14, Mass Hysteria, Lofofora et autre Enhancer. Même que parfois l’expression sonore évoque… un certain Kyo ! Aqme lorgnerait-il vers les plus hautes marches du hit parade français ? En grec, le mot acmé signifie l’apogée. Tout un symbole… A conseiller uniquement aux adeptes du rock festif à la française.

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