Originaire de Portland, dans l'Oregon, ce géant se produit régulièrement aux Pays-Bas. Un chanteur guitariste influencé à l’origine par Stevie Ray Vaughan et Johnny Winter ; mais qui est parvenu, au fil du temps, à se forger son propre style. Sa discographie est assez difficile à établir car ses enregistrements sont partagés entre les Etats-Unis et l'Europe! Commis en compagnie des Bublinos, son premier opus, "Straight", remonte déjà à 1989. En 1993, il grave "The mean eighteen" chez Tramp (NDR : le label batave de Paul Duvivié), puis "Obvious rock", l’année suivante. Sur Locals Only. Tout comme "Unglued", paru à la même époque. En 96 il concocte une elpee acoustique : "I see trouble". Puis "Man on the floor" en 97, "Prove me wrong" en 1998, un disque enregistré à Amsterdam en compagnie du batteur Boyd Small et de musiciens hollandais dont Mischa den Haring (guitariste de T-99), Kim Snelten (harmoniciste de Drippin' Honey) et Jasper Mortier (bassiste de Sugarcane et Doug Jay). L'an dernier il avait édité une collection intitulée "Big Monti". Son nouvel opus a un nouvelle fois été réalisé en Hollande. Un disque pour lequel il a reçu le concours de musiciens locaux et puis encore de Boyd Small, chanteur/compositeur/batteur également originaire de Portland et exilé aux Pays-Bas depuis près de dix ans.
"Hello sundown" (un classique R&B signé Graham Bell et Booker T Jones) est imprimé sur un tempo lent. Le chant de Monti est doublé par celui de Boyd Small. Les accords de guitare sont parcimonieux. "Somebody's happened to our love" évolue sur un mid tempo, une plage funky, assez R&B. Les parties vocales sont excellentes. Monti met le turbo, et rock'n'rolle comme un beau diable tout au long de "Let me know". Constituée par Boyd et le solide bassiste hollandais Bart Kamp, la section rythmique soutient parfaitement l’ensemble. Si le solo de guitare ne manque pas de pêche, il rappelle quand même très fort la technique immortalisée par un certain Stevie Ray Vaughan. Plusieurs compos signées Boyd Small adoptent un profil particulièrement blues rock ; et comme il ne possède pas une voix puissante, sa démarche ressemble à celle des jeunes blues rockers américains. Second guitariste, Danny Dewijlder (un musicien de Boyd) se réserve la rythmique ; mais pour la circonstance son rôle est déterminant. L'envol des cordes opéré sur "On a roll" est brillant et lorgne derechef vers le grand Stevie Ray! L'album monte en puissance mais également en diversité. Superbe blues lent, "Plain as day" sent le vécu. Celui d’Amundson qui le chante avec beaucoup de sensibilité. Mais c’est surtout la guitare qui accroche. Le son. Les notes dispensées parcimonieusement. La réverb. On est ici plus tellement loin de l’univers du grand Peter Green voire de Ronnie Earl. Une plage qui à elle seule vaut l'achat de cet album! Monti force sa voix sur "Six shots". Jouée en slide, sa guitare sonne très primaire, volontairement sale. Amundson conserve sa slide pour embrayer par "What's it coming to". Le tempo est rapide. Les cordes puissantes échafaudent un riff lourd réminiscent de "The train kept a rollin". Le travail opéré par les guitares est impressionnant. "Woe to me" adopte un rythme répétitif, assez hypnotique. Les cordes réverbérées sont un atout que Monti utilise avec bonheur. D’excellente facture, cette fin d'album est marquée par les interventions judicieuses d’Admundson. Un disque qui s’achève par "Thinking about crying", un boogie rapide et entraînant rehaussé par la présence d’un autre invité batave, l'harmoniciste George Reithogger.

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