Référence évidente à l’Electric Ladyland d’Hendrix, Acoustic Ladyland dispense un freeform jazz aux accents postpunk et électroniques étonnant (si, si). « Skinny Grin », second essai de la formation, peut de prime abord déconcerter l’oreille peu habituée à ce type de délires sonores. Démarrant sur les douces notes de piano et de saxo entrecoupées par quelques saturations de guitares de « Road Of Bones », le combo laisse éclater sa rage sans crier gare sur un « New Me » baroque et grandiose. « Skinny Grin » oscille entre plages placides (« Red Sky », « Hitting Home ») et agitées (l’éponyme, « Salt Water ») et définit une certaine tourmente pouvant envahir n’importe qui à n’importe quel moment. Semi-instrumental, l’ouvrage compte les vocalises d’entre autres Alice Grant (de Fulborn Treversham) ou encore celles d’Anne Booty sur l’excitant « Cuts & Lies ». Défiant les âmes les plus opiniâtres à s’abandonner à leur folie, Acoustic Ladyland franchit sans révérence les dernières limites imposées par les genres et ouvre au monde les portes d’une musique à priori moins accessible. Captivant.

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