A 11 ans, Bradford Cox caressait un rêve : entreprendre une carrière en solitaire. Après avoir milité au sein de Deerhunter, il lui a donc fallu attendre l’âge de 25 ans pour le concrétiser. Sous le patronyme d’Atlas Sound. Tout au long de cet opus au titre interminable, l’Américain tisse patiemment une toile sonore douce, généreuse et mélodique. Une texture dont l’instrumentation basique est enrichie par quelques touches électro.
Bradford fait apparemment le bonheur de Kranky, un label constamment à la recherche d’artistes en pleine phase d’expérimentation. Parfois même il lui arrive de signer des projets à la limite inaccessibles ou sans queue ni tête. Ce qui n’est pas le cas pour cet Atlas Sound, dont le « Let The Blind Lead Those Who Can See But Cannot Feel » projette dans mon inconscient l’image s’un superbe coucher de soleil… D’ailleurs Cox a imaginé cet opus comme une peinture. Une peinture aux teintes sonores complexes, abstraites et créatives, sans pourtant susciter la prise de tête. Pas de séquences ni de montées en puissance. La technique est ici mise au service de la musique. Pop et expérimentations audacieuses font ici bon ménage. Et des titres comme « Recent Bedroom », « Quarantined » ou encore « Ativan » en sont la plus belle illustration. Bienvenue sur le petit nuage d’Atlas Sound…

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