Bob Brozman est né à New York. En 1954. Il joue de la guitare depuis plus de 45 ans. Un musicien unanimement apprécié, réputé pour sa technique infaillible. Cet esthète du blues fait d’ailleurs autorité dans les milieux branchés. Maintenant, il ne faut pas imaginer qu’il se cantonne exclusivement au blues ; en fait, il aime se frotter aux musiques traditionnelles. Ce qui lui permet d’embrasser d’autres projets. En 2006, il a ainsi enregistré "Songs of the Volcano", en compagnie de 5 musiciens papous, issus de la Nouvelle Guinée. Il a également accompli un exercice de style consacré au ‘world blues’, au cours duquel il aborde divers courants musicaux issus d'Afrique occidentale, d'Inde, des Caraïbes ou d'Hawaï, en intégrant des éléments de jazz, funk, hip hop, ska ou calypso. Sa discographie est très abondante. Ses débuts remontent à 1981. A l’époque, il relevait du label Kicking Mule. Une discographie qu’il a réalisée en solo ou en compagnie de collaborateurs.
Ce nouvel album s’ouvre par l’enregistrement d’un laïus prononcé par le Rev J.M Gates, en 1929!! Bob chante d’une voix monocorde ce "Dead cat on the line", une compo marquée par la sonorité métallique des cordes de sa guitare National Baritone Tricone. Il assure tout lui-même y compris les percussions, n’hésitant pas cogner des objets de culte chinois. Sa façon d'attaquer les cordes est majestueuse et très personnelle. Son blues dégage beaucoup de charme. Sa technique est prodigieuse. Et l’éblouissant "Rattlesnake blues" en est la plus belle démonstration. Il fait littéralement chanter ses cordes tout au long du lumineux "One steady roll". Une forme de beauté immaculée envahit sa musique, tant la sensibilité se conjugue à la musique. Et "Death come creepin" ainsi que "New Guinea blues" en sont les plus beaux exemples. Mais également "It's mercy we need", une plage dont la limpidité procède de son dépouillement. Impressionnant ! Brozman opère également des arrangements de thèmes notoires. Le Poor me" de Charley Patton, tout d’abord. Un morceau qui exsude une tristesse infinie. Le "Cypress Grove blues" de Skip James, ensuite. A découvrir absolument !

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