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A Night at the Grand-Guignol

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Férus d’horror punk metal, accrochez vous à votre rockin chair. Imaginez une surprenante ‘reconstitution’ musicale qui permet de redonner vie à cette forme de théâtre kitsch et gore joué avec succès de 1890 à 1950, au théâtre du Grand-Guignol à Paris. Une prouesse brillamment accomplie par Bloodsucking Zombies From Outer Space, trois joyeux drilles légèrement barjots responsables d’une deuxième plaque dont les influences oscillent d’Alice Cooper aux Misfits, en passant par Electric Frankenstein, Nekromantix, Motley Crue et les Cramps ! Une œuvre particulièrement riche et diversifiée qui épingle un conte macabre en quatre actes « Fairytale of Billy the Butcher », façon papy Alice grande époque ; mais aussi des titres plus percutants, parfois glamoureux, souvent punkysants. De la plage d’ouverture à la conclusion (que nous ne dévoilerons pas), on ne s’ennuie pas une minute à l’écoute de ce skeud aussi jouissif qu’inattendu. Les spécialistes ne pourront s’empêcher de faire le lien avec l’œuvre du groupe culte Devil Dolls, dont la démarche était exactement identique, il y aura bientôt dix ans. Souvenez-vous du succulent « Dies Irae », malheureusement épuisé dans le commerce. A l’instar des poupées du diable, Bloodsucking Zombies from Outer Space, transcende l’irrationnel et joue avec les émotions, sans pour autant tomber dans les clichés insupportables et gratuits des pestilentiels combos de musique gore à dix balles !

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