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Soul of a man

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Eric Burdon est né le 1er mai 1941. Faites le compte : il vient donc de fêter ses 65 balais. Son principal titre de gloire remonte quand même à plus de quatre décennies. En 1962, très exactement ; lorsqu’il fonde les Animals. En fait, à cette époque, il cherche une réponse aux R&B bands issus de Londres : Rolling Stones, Yardbirds et autres Manfred Mann. Elle viendra donc du Nord de l'Angleterre. De Newcastle, très exactement. La formation connaîtra son heure de gloire dès 1964, lorsqu’elle commet le superbe "House of the Rising Sun". Un tube qui en appellera d’autres ; à l’instar de "It's my life" ou encore "Don't let me be misunderstood". En 1967, les Animals modifient leur patronyme. Ils deviennent les New Animals. Nous sommes alors en pleine période psychédélique. Deux ans plus tard, Eric entame une nouvelle aventure : War. Un groupe de musiciens noirs qui jouent un cocktail explosif de R&B et de funk. Depuis, Burdon mène une carrière solo, entrecoupée de reformations ponctuelle de ses Animals. Au cours des dernières années, il a concocté quelques albums de bonne facture. A l’instar de « My secret life » en 2004 ou encore du ‘live’ "Athens traffic" en 2005.

Ce nouvel opus marque son retour vers les sources de sa musique de base : le blues. Une œuvre qu'il dédie à la cité sinistrée de la Nouvelle Orléans. Le line up de base de son backing band circonstanciel réunit Johnny Lee Schell aux guitares, Mike Finnigan à l’orgue, Tony Braunagel aux drums (NDR : il assure, en outre, la production) et James Hutchinson à la basse. Une équipe renforcée épisodiquement par l’un ou l’autre invité. Et notamment le guitariste Carl Carlton, le pianiste John Cleary ; sans oublier Ivan Neville qui participe aux chœurs.

La plage d'ouverture, "Soul of a man", est superbe. La voix féminine de Melody Perry entre en scène. Elle est suivie par celle de Burdon. Il possède toujours ce timbre inimitable ; et manifestement ce timbre émouvant colle parfaitement aux chants du Delta. Les percussions font alors leur apparition ; avant que les autres instruments ne viennent alimenter le décor sonore. Une compo à la fois riche, dense et remarquable. "Kingsize Jones" est sculpté dans du pur funk. La guitare concède des motifs rythmiques nerveux. L'orgue Hammond, les percussions, les voix et quelques cuivres colorent l’ensemble. L’ombre de War n’est pas loin ; mais aussi celle des Neville Brothers! L'ouverture de "Red Cross store" répond parfaitement à nos attentes. La slide reproduit le son de Fred McDowell, avant de s'engager dans un boogie primaire. Burdon éructe ses vocaux, face à cette slide. Le piano est omniprésent. "Come se llama mama"marque un retour au funk, mais un funk exotique, latin, très dansant, dynamisé par les percussions de Lenny Castro et la section de cuivres, au sein de laquelle le saxophoniste Joe Sublett tire son épingle du jeu. Le blues hante toujours chez Eric. Et il le démontre lors de cette reprise impeccable, imprimée sur un tempo modéré, du "40 days and 40 nights" de Muddy Waters. Les ivoires sont toujours bien présents. Schell et Carlton conjuguent leurs guitares. Pour la circonstance, Rod Piazza se réserve l'harmonica dans un style très Chicago. La voix de Burdon est totalement contaminée par le blues pour interpréter "Feeling blue", une plage plus mélodique et raffinée. Son timbre puissant et rugueux lui permet d’embrasser une multitude d’horizons sonores, y compris la musique roots ; à l’instar du bien nommé "Never give up blues", un fragment qui s’ouvre par une guitare acoustique, avant de laisser pénétrer progressivement les autres instruments, et en particulier une slide fort métallique, sans oublier les choeurs solides. Particulièrement contaminé par le blues, Eric entame le "GTO" de David Munyon a capella. Un blues lent irréprochable, très fin de soirée, coloré par l'orgue Hammond. Les accords subtils du piano soutiennent avec bonheur la voix profonde de notre Anglais qui cite au passage le nom de grands bluesmen immortels. Il reprend "I don't mind" du même Munyon. Dans un même registre ‘late night bar’. Burdon ne redoute pas le Chicago blues urbain. C’est une certitude ! Il chante le "44" du géant Howlin" Wolf en dialoguant avec l'harmonica de Piazza et le piano de John Cleary. Eric raconte une histoire en intro de "Slow moving train" : il fréquentait un bar en France en compagnie de Memphis Slim, lorsqu'il apprit la mort de Robert Kennedy. Pas étonnant que cette ballade baigne dans la tristesse. Eric renoue avec le chant roots, face à un dobro métallique, tout au long de "Don't ever let nobody drag your spirit down". Signé John Rabbit Bundrick (NDR : ce claviériste a longtemps accompagné le Who sur les planches), "Devil run " campe un rockin' blues basé sur un riff. Pour notre plus grand plaisir, Eric achève l’opus par un boogie participatif : "Circuit rider". Il y partage son exercice vocal avec un harmonica libéré. Ne boudez pas votre plaisir, Eric Burdon vient de nous livrer un excellent album!

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Eric Burdon
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: SPV
  • Date: 2006-06-13
  • Rating: 0
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