La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

dimmu_borgir_013_02
dimmu_borgir_013_21

The River sessions

Écrit par - -

Fondé en plein blues boom de la fin des 60’s, cette formation répondait, à l’origine, au patronyme de Climax Chicago Blues Band. Un ensemble, qui nonobstant diverses fortunes rencontrées au cours de sa longue histoire, existe toujours aujourd'hui. Cependant, il faut reconnaître que son succès, il l’a essentiellement récolté outre-Atlantique. Une formation dont le line up originel impliquait le chanteur multi-instrumentiste Colin Cooper, le guitariste Pete Haycock, le batteur Georges Newsome, le bassiste Richard Jones et le claviériste Arthur Wood. Paru en 1969, leur premier elpee "Climax Chicago Blues Band", émargeait bien sûr au blues. C’est au cours de cette année que le quintet décide de soustraire le terme Climax de son nom. Le Climax Blues Band commet l'excellent album "Plays on" quelques mois plus tard. La musique est déjà plus aventureuse, mêlant blues, jazz et avant-garde. Si les deux opus suivants, "A lot of bottle" en 1970 et "Tightly knit" en 71, adoptent toujours un profil blues, on y décèle une percée rock de plus en plus marquée. Premier long playing enregistré ‘live’, "FM Live" paraît en 1973. Le band concocte alors un album, presque tous les ans. Mais on en retiendra surtout "Gold plated". Edité en 1976, ce disque recèle "Couldn't get it right", une compo qui va devenir un hit et surtout leur servir de carte de visite! En 1984, le guitariste Haycock quitte le navire. Il est remplacé par Lester Hunt. Le succès se fait plus rare. Pour célébrer les 20 années d’anniversaire de la sortie de leur premier elpee ‘live’, le groupe enregistre une nouvelle plaque immortalisée en public : "Blues from the Attic", en 1993. « The River sessions » navigue entre deux époques. Il aura donc fallu près d’un quart de siècle pour voir paraître ces fameuses "River sessions" accordées en direct pour Radio Clyde. En février 82, très exactement. Au Queen Margaret Union de Glasgow. Les deux leaders, Colin Cooper et Pete Haycock sont ici soutenus par le bassiste Derek Holt, le drummer John Cuffley, et le claviériste George Glover. Dix plages ont été exécutées, dont trois issues des deux derniers albums de l’époque, soit "Flying the flag" (1980) et "Lucky for some" (82).

Le concert s’ouvre par "Blackjack and me". Le rythme est soutenu. Les deux chanteurs conjuguent leurs voix : grave pour Cooper, et plus frêle, moins affirmée de Haycock. Colin se réserve l'harmonica. "Cuttin' it rough" évolue au sein d’un emballage FM que le groupe semblait alors privilégier. Les deux timbres que tout oppose se complètent. Le climat vire au jazz. A cause du piano électrique de George. Et puis du saxophone de Colin, un instrument qui était devenu une force chez le Climax BB. Ce qui n’empêche pas Pete de prendre un envol original et séduisant sur les cordes. Idéal pour la scène, "Shake it Lucy" aurait pu figurer dans le répertoire des Stones. Les riffs sont efficaces, les percussions solides et le sax se libèrent. "Could'nt get it right" demeure incontestablement la meilleure compo du Band. Elle est reprise en chœur par l'assemblée. La reprise du "Evil" de Willie Dixon renoue avec le blues leurs débuts, un fragment balayé par une excellente intervention à l’harmonica. "Horizontalized" replonge dans l’ambiance entretenue tout au long de l’album "Plays on". La guitare et l'harmo jouent à l'unisson. Plus classique mais toujours de bonne facture, "The last chance saloon" campe un blues lent caractérisé par une intervention de Haycock. "Gotta have more love" était paru, à l’époque, sous la forme d’un single. Mélodique, il épouse une démarche fort proche de "Could'nt get it right". Exquis ! Le concert s’achève par l’interprétation de grands standards de scène du Climax BB. En l’occurrence la reprise du "Going to New York" de Jimmy Reed et un medley rock'n'roll introduit par l'inévitable "Johnny be good". Une délicieuse tranche de blues !

Informations supplémentaires

  • Band Name: Climax Blues Band
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: River Records
  • Date: 2006-02-06
  • Rating: 0
Lu 1047 fois
Plus dans cette catégorie : « Clor Strange Geometry »