Vous étiez plus de deux millions à les voir sur scène enchaîner nouveaux titres et vieux tubes : la tournée promo de « Playing the Angel », le dernier album de DM sorti l’année dernière, s’est révélée comme à chaque fois (tous les 4 ans, en somme) une belle machine à thune. « Nous n’avons jamais connu autant de succès », confie d’ailleurs Andrew Fletcher dans le documentaire en bonus... Si DM vend moins de disques que dans les années 80, chacune de ses tournées est un triomphe : on parle de « music for the masses » - ce nouveau DVD en témoigne. Vous le trouverez donc en tête de gondole chez le disquaire du coin, avec dessus le live de Milan, un docu de 20 minutes, un CD compilant les huit titres de « Playing » interprétés ce soir-là, et deux-trois gadgets visuels pour les fans hardcore. La setlist est la même que celle du concert donné au Sportpaleis d’Anvers, comme ça tout le monde est content, on peut presque dire que nous aussi on y était, même si on ne comprend que pouic à la langue de Botticelli. Martin Gore, justement, ressemble un peu à un vieil angelot de la Renaissance qu’on aurait dégivré : avec ses plumes et son bonnet il a l’air un peu bête, mais on lui pardonne – c’est lui le songwriter. Evidemment, quand il chante seul « Macro » et « Home », on appuie sur « Fwd », parce que c’est ennuyeux. Bonne idée d’ailleurs d’avoir relégué en « bonus tracks » ses deux autres prestations, « A Question of Lust » et « Damaged People », pour pas casser le rythme de ce live agréable, surtout dans sa deuxième partie. Le début du concert demande ainsi beaucoup de concentration, le temps que le groupe (les 3 DM, Christian Eigner à la batterie, Peter Gordeno aux claviers) s’échauffe et lâche la purée. Il faut en fait attendre « I Feel You » (le 12ème titre), qui manque pourtant de pêche, pour enfin retrouver le DM qu’on aime, bref celui de « Behind the Wheel », d’« Enjoy the Silence » (gros carton niveau ambiance) et d’« Everything Counts ». Contrairement au public belge qui semblait davantage dormir qu’acclamer ses idoles, les Milanais se révèlent d’excellents fans, reprenant en chœur « Goodnight Lovers » (chapeau) et « Personal Jesus », les larmes aux yeux et la gorge serrée. Moment à chaque fois inoubliable : la mer de bras qui tangue pendant « Never Let Me Down Again »... Et « Just Can’t Get Enough » (!!!), que DM n’avait plus interprété en live depuis la saint-Glinglin (« C’est un cadeau pour les fans », dixit Gore, l’air crispé). On peut toujours arguer sur le fait qu’ils ne sont plus tout jeunes et que ça commence à se voir et à s’entendre (surtout en ce qui concerne Gore et l’impayable Fletcher), mais un live de DM reste pour l’instant une expérience unique, de « foi et de dévotion ». Certes, on a connu Anton Corbijn plus créatif question décors (la boule, les synthés : on dirait du « Blade Runner » de carton-pâte), mais l’essentiel reste les tubes, l’ambiance, et Gahan qui mouille toujours autant sa chemise. En fin de documentaire, le chanteur se dit rasséréné, « en paix avec DM et avec lui-même »… Traduction : ça sent quand même un peu le sapin. « It’s just a question of time » ? Restons confiants, on verra dans cinq ans.
Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…
Le rire de Will Paquin
Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

Farfouiller dans la Pure Carrière…
Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…
Paddang à la poursuite des fantômes…
Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond…
Nederlands
Français 
