C’est l’histoire d’un duo, guitare-batterie pour la forme. Un homme, une femme : un couple, un vrai. Cette fois, pas de décorum : oubliez le rouge, le blanc. Bienvenus chez The Dagons, formation de la belle Karie Jacobson et du solide Drew Kowalski. Unis par l’amour, nos deux tourtereaux explorent les strates hallucinogènes d’un blues-rock psychédélique. Ici, la fille occupe le devant de la scène. Dans l’urgence, elle égorge sa guitare, délivrant des riffs étouffés. De sa voix, elle prêche une dernière messe : gothique et romantique. Rendez-vous étrange, inattendu.
Nous sommes ici au carrefour des trips cosmiques des Fiery Furnaces (« Scylla »), d’un rock garage lorgnant du côté des White Stripes (« How To Get Through The Glass », « Reverse ») et d’un plongeon mystique digne des Faun Fables (« In Gingham », « Helium »). Véritable monde parallèle, l’univers des Dagons colporte une aura transcendantale. Bande son rêvée des défonces dominicales du gourou de la secte des lapins chiliens, la musique du duo s’inhale comme une bouffée d’air impur. Une odeur d’interdit nous chatouille alors les sinus. On y retourne. Encore et encore. The Dagons ou comment prendre goût à l’interdit.

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