Hommage balourd au film « The Player » de Robert Altman, le quatrième album studio de Daan déroute. Une fois de plus... Après quelques morceaux de bravoure opérés en compagnie de Dead Man Ray, Daan Stuyven s’en est allé. En solo, ce sera Daan : pour le meilleur et pour le pire. A l’écoute de ce nouvel album, un constat s’impose : l’apogée créative et populaire du musicien est passée. C’était en 2004, les doigts en ‘v’, nous acclamions la sortie de « Victory », une collection de hits disco pop outranciers et réjouissants. Mais depuis, Daan a cherché à métamorphoser sa pop synthétique. Et tout ne s’est pas déroulé comme prévu. « The Player » en témoigne. Pas de tube dance de l’envergure de « Housewife » sur ce disque, pas d’« Eternity » non plus. D’ailleurs, de son propre aveu, Daan commence franchement à trouver cette chanson absurde. Dommage. Cette absurdité nous plaisait...
Après un voyage aux Etats-Unis et quelques coups de sécateur dans le « Jardin secret » d’Axelle Red, Daan a esquissé les bases de « The Player », compilation décevante de titres grandiloquents, souvent énervants. Cette fois, le dandy flamand chante en anglais, en français et en allemand. Après les frasques d’un single éponyme fort léger, le nouvel album se perd dans de bas fonds, souillés de pauvres touches jazzy et de résidus électroniques estampillés eighties. En allemand, ce n’est pas très alléchant. D’entrée de jeu, Daan se risque à chanter dans la langue de Goethe sur « Mirror ». Le résultat est (d)étonnant : un morceau composé pour une collaboration future entre Rammstein et Hooverphonic ? Qui sait... Le reste de l’album creuse cette même veine. On y entend Daan épuiser tout son registre de cyborg d’opérette sur un tapis sonore eurodance de mauvais aloi. Alors, qui dit mieux ?

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