Découvert par James Holden et signé presque instantanément sur son label, Border Community, Nathan Fake est devenu en l’espace de trois ans l’une des figures de proue de la scène electro. Quiconque ayant assisté à l’un ou l’autre DJ set de ce dernier ne peut nier qu’il sait mieux que quiconque mettre le feu au dancefloor ; mais ceux-là même qui s’imaginent retrouver sur « Drowning In A Sea Of Love » une avalanche de BPM, à l’instar des singles « Outhouse » ou « The Sky Was Pink », risquent fort d’être surpris. Pour son premier essai, le prodige de 22 ans a décidé de mettre les beats en sourdine. ‘Sacrilège!’ hurleront certains. Il s’agira probablement de tous ceux qui n’auront pas pris la peine de s’installer sur leur terrasse, de glisser le disque dans le lecteur, d’appuyer sur la touche ‘play’ avant de se laisser aller à rêvasser tout en regardant les nuages défiler dans le ciel, le verre de mojito à la main. D’une quiétude quasi-religieuse, « Drowning In A Sea Of Love » est tout simplement une merveille d’électro minimale et progressive tendant occasionnellement vers le post-rock aérien (« You Are Here », « Bumblechord »). Bien que l’on pense tantôt à Boards Of Canada (« Bawsey », « Charlie’s House »), tantôt à M83 (« Grandfathered »), Nathan Fake aborde ses compositions de manière beaucoup plus couillue et pénétrante que ses confrères. Même le tube « The Sky Was Pink » dont la version remixée par James Holden fit suer les clubbers tout au long de l’année dernière, y est présenté dans son apparence originale, intimiste, intense et dépouillé de tout attirail superflu. Prémisse d’un été qui s’annonce des plus sereins, l’océan des amours électr(on)iques de Nathan Fake est, assurément, l’une des plus belles choses qui soit arrivée à la scène éléctro-progressive. Splendide !
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