En 2002, nous découvrions Holden en première partie d’Emilie Simon, la femme « Végétal » aux jolies coccinelles. C’était à l’époque de « Pedrolira », deuxième album pop aux relents jazzy. Profondément ancré dans la culture française, Holden venait remettre au goût du jour les mesures vocales de Françoise Hardy. « Chevrotine », le troisième album du groupe parisien, tire dans la même direction. Entre Keren Ann et April March, Holden présente un univers élégant, loin des sales variétés yé yé. Ici, tous ‘les garçons et les filles’ n’ont pas leur place. Il s’agit d’avantage à apprendre ‘comment dire adieu’ aux soupes populaires servies quotidiennement sur les ondes. Pour appréhender Holden (ce patronyme emprunté au chef-d’œuvre de Salinger), c’est « La Question » qu’il faut poser… sur sa chaîne hi-fi. Cet album de Françoise Hardy demeure, en effet, l’évidente ascendance des mélodies chantées par Armelle Pioline (aucun lien avec les coups de raquette de Cédric). Parler de « Chevrotine » sans évoquer son inoubliable introduction relèverait du blasphème. « Ce que je suis » ouvre la chasse aux titres mélancoliques, à ces morceaux de déprime bienfaisante. Il suffit ensuite de se laisser bercer par quelques arpèges sulfureux (« Dès demain »), des ambiances cinématographiques (« Madrid ») et autres mélodies désenchantées (« Sur le pavé »). Sur « L’orage », ce bon vieux Jean-Louis Murat vient faire son ‘Gainsbarre’. « Chevrotine » nous emmène à la découverte d’une chanson française apaisante. La fugue fictionnelle d’Holden Caulfield s’est ainsi trouvée une bande son de circonstance.
Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…
Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…
The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du…

Flora Fishbach s’offre le Grand Reno : une plongée abyssale et céleste
Flora Fishbach, la muse ardennaise au timbre envoûtant, nous convie à une descente vertigineuse dans les profondeurs avec son nouveau single. Il s’ouvre sur une phrase qui résonne tel un mantra : “Je plonge dans les abysses comme Jean Reno”. Et, ô merveille,…
Le parfum de vie de Goudi
Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80.…
Nederlands
Français 
