« We made this ourselves » constitue le tout premier album d’Essie Jane Wilkinson. Il date de 2007. Un second est déjà paru, aux States, « The Inbetween » ; mais il n’est disponible chez nous qu’en import. En fait, Essie est de nationalité britannique, mais elle a émigré à New York. Ce qui explique le contretemps des sorties de ses disques. Une dame qui possède une superbe voix. Ethérée, austère, cristalline, elle peut rappeler Vashti Bunyan ou Sandy Denny ; mais si la musique peut être qualifiée de folk, elle ne manifeste jamais l’entrain du Fairport Convention. L’expression sonore est d’un minimalisme extrême : un piano, une guitare sèche, quelques frottements de drums, et circonstanciellement un zeste de cuivres ou un chouia de cordes. Et puis le tempo y est presque inexistant. On a l’impression de flotter au-dessus des nuages en contemplant des paysages qui défilent au ralenti. C’est beau, c’est mélancolique, mais si pour l’instant, vous avez un coup de blues, je vous déconseille vivement de vous immerger dans cette solution sonore, vous pourriez vous noyer dans votre chagrin…

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