On ne va pas vous faire un dessin pour vous rappeler la définition d’un dodo ; aussi, dormez-en paix. Par contre le dodo, autre nom du Dronte, était un oiseau des Iles Mascareignes. Incapable de voler, ce volatile a été exterminé par l’homme au XVIIIème siècle. Mais venons-en maintenant à nos Dodos. Franchement, un nom à coucher dehors (NDR : oui, je sais le jeu de mots est facile). Un duo californien. Issu de San Francisco, très exactement. Partagé entre Meric Long et Logan Kroeber. Le premier se réserve les lead vocaux et se charge de tous les instruments à cordes (NDR : essentiellement acoustiques) et le second des percussions. Et ils n’hésitent pas à se servir des instruments les plus insolites. Mais le plus intéressant, c’est qu’ils utilisent toute cette panoplie pour en extraire des sonorités incroyables. En puisant dans leur imagination ; et puis en se servant de la technologie moderne. Autre particularité, les percus sont bien mises en avant. Parfois tribales, elles inoculent une plus grande vivacité aux compos. En outre, leurs chansons sont particulièrement mises en forme, fignolées, sculptées et parfois même lustrées d’arrangements (un zeste d’électro, quelques accords de piano, du glockenspiel et des cuivres), tout en préservant le sens mélodique. Un cocktail de pop, de psychédélisme, de punk, de blues, de world, de prog, de swing et de folk, au sein duquel on retrouve des traces, à des degrés divers, de Gorky’s Zygotic Mynci, Syd Barrett, Animal Collective, Sufjan Stevens, Arcade Fire, Beta Band, Tyrannosaurus Rex, Tom Waits, Robert Johnson, Elliot Smith et j’en passe… Et au plus on écoute cet elpee, au plus on s’en délecte…

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