Formé à Sherbrooke (Canada) en 1997, Liva est probablement le premier groupe de métal théologique. C’est en effet un texte sacré de la Messe pour les morts, soit le Requiem, que le combo a choisi de mettre en musique pour son premier véritable album. Pier Carlo, leader de Liva justifie son choix : ‘L’idée m’est venue lorsque j’ai chanté le Requiem de Mozart en qualité de choriste au sein du chœur symphonique de Sherbrooke. Le défi d’écrire une grande forme musicale m’inspirait particulièrement. Mon choix s’est donc arrêté sur la forme plutôt que sur le contenu du texte. Il y avait tout de même un lien à établir avec le métal, soit la mort et les ténèbres’.
Après la lecture de la bio du groupe qui accompagna entre 2003 et 2005 Therion, Nightwish ou Amorphis sur certaines dates canadiennes, cette messe des morts version heavy n’est toutefois pas à la hauteur de nos espérances.
La production, trop brouillonne pour cet exercice de style, n’est pas à la hauteur, tout comme le chant de la soprano Catherine Elvira qui a encore un long chemin devant elle avant d’atteindre le niveau d’une Tarja Turunnen. « Requiem » n’est pas un album médiocre pour autant, et Liva pourrait nous surprendre à l’avenir, s’il parvient à peaufiner son art et à varier ses arrangements. Sur ce premier opus, la monotonie s’installe dès le « Kyrie », jusqu’à l’« Agnus Dei ». Dommage, l’idée d’un album chanté entièrement en latin ne manque pourtant pas d’originalité. On attendra la prochaine livraison de Liva avant de se faire une opinion définitive.

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