A l’instar de Trivium et Hatebreed notamment, Lamb of God incarne la scène métalcore, née au début du siècle, fruit d’un croisement entre le métal carré de Pantera et le NY hard core d’un Biohazard. Pour se distinguer de ses nombreux clones, et pour éviter de se momifier faute d’avoir su évoluer, Lamb of God a ajouté une touche de Death mélodique à son métal furibard. Une tendance qui se marque encore davantage sur ce quatrième opus à la fois vertigineux et écrasant, complexe et tourmenté. Le jeu de batterie de Chris Adler est tout simplement hallucinant, d’une précision chirurgicale. Le drummer s’est gavé de Dave Lombardo, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. « Again We Rise », « Requiem » et « Redneck » ne se contentent pas de faire parler la poudre, mais apportent une touche de fraîcheur à un style musical parfois un peu lourd à digérer. Des compositions qu’il vaut mieux ne pas écouter en boucle afin d’éviter de sombrer dans une certaine morosité. Plus étonnant, la plage finale « Beating On Death’s Door » semble sortir tout droit d’un album de Testament, de Death Angel ou de tout autre groupe ayant sévi sous la bannière du trash californien des années 80. Tout au long de cette nouvelle offrande, Lamb of God prouve à son public et à ses détracteurs qu’il n’est pas dénué d’ambition !

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