Il y a trois ans, on découvrait la soft-pop de Faris Nourallah, et avec elle tout un pan du songwriting anglo-saxon, de Bill Fay à Ray Davies. Voilà un type qui savait trousser de jolies mélodies folk, en apparence altières et optimistes, mais écorchées aux entournures… Si le soleil brillait sur ces chansons douces-amères, il menaçait aussi de les carboniser, à force de trop d’exposition. Trois albums plus tard (« I Love Faris », « Problematico », « King of Sweden »), Faris Nourallah n’est toujours pas une star. Comprenne qui pourra à l’écoute de ces 20 titres ici compilés, ses ‘meilleurs’, et c’est vrai qu’ils arrachent. Rien que ces deux plages qui ouvrent et ferment la marche, « A Famous Life » et « The Road », donnent envie de répéter qu’on l’aime, ce vieux Faris. Et le reste, pour une introduction, mérite qu’on s’y attarde. C’est déjà ça de pris, à l’heure où l’industrie du disque préfère le prêt à consommer. Faris Nourallah pourrait ne pas connaître la consécration, et sa musique rester quasi confidentielle… Mais les ‘trésors cachés’ ne servent à rien s’ils restent enfouis sous terre. Encore un peu de patience, et peut-être qu’un jour on louera Nourallah, sa musique, son œuvre magnétique. Lumière, nous sommes à tes côtés.

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