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Swamp Tech

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Attention, attention, attention... Préparez-vous, bande de fous furieux en vue, ça va décoiffer. « Quintron & Miss Pussycat » ou comment arriver à faire rocker deux claviers moogs et une boîte à rythme cheap ? Un aveu : ce disque entrera sûrement dans l’histoire comme un des plus barrés de ces dix dernières années, au moins. Vous trouvez The Kills ‘Super géééniaaal, vraiment rock and roll’, les White Stripes ‘Tellement folklore américain quoaaaa’ ? Allez plutôt vous laver les oreilles et prenez-vous ce « Swamp Tech » en plein dans le bas ventre, entre le foie et la rate, là où ça fait le plus mal… Vous l’aurez bien mérité ! ! ! Parce que, chers amis, le vrai Rock and Roll pétage de plomb mâtiné de folklore américain façon série Z ne vit pas auprès de ces chantres poussifs d’un rock garage bien mal en point… Non… Il s’est au contraire réfugié, en ces temps difficiles, dans le cerveau dérangé d’un couple de dingos ‘coming directly from New Orleans’ qui, de leur union bénie par les moustiques et les alligators, ont donné naissance à un véritable OVNI. Il est dès lors vraiment difficile de décrire clairement la musique de « Quintron & Miss Pussycat ». Pour faire bref, elle pourrait procéder d’un croisement improbable entre le Jon Spencer Blues Explosion (pour la voix et la manière de chanter de Mister Quintron) et les Shadows ou autres Trashmen (surtout leur rock garage 60’s), qui auraient beaucoup écouté une compilation des plus grands titres moogs de Marek Bilinski. Ajoutez y la voix d’entremetteuse hystérico-paranoïaque de Miss Pussycat, plongez le tout dans une ambiance digne d’un remake 70’s de Nosferatu, et vous obtiendrez peut être une description plus ou moins correcte des 13 titres qui figurent sur cette plaque. Un opus qui ne fera probablement, et malheureusement, jamais parler de lui, tant il est inclassable. Depuis « Shoplifter » agrémenté de bruitages dignes de la version initiale du jeu « Frog » sur Spectrum à « Witch in the club » en passant par un « Fly like a Rat » taillé pour le dance-floor, Quintron & Miss Pussycat réussissent à mettre l’auditeur à genoux en une quarantaine de minutes. Des minutes souvent éprouvantes mais ô combien jouissives. En tirant parti de quelques claviers pourris et en manifestant une sérieuse dose de folie, nos deux nouveaux amis arrivent à sonner plus punk et plus rock que la plupart des ersatz garago/punko/new-wave actuels. C’est déjà beaucoup…

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