Il y a un petit temps qu’on écoute ce disque sans y dénicher les éléments susceptibles de le rendre attachant. Sur le papier, le projet semble pourtant prometteur : Helena Noguerra s’entoure d’une équipe de choc (Seb Martel, Burgalat, Marie-France, Katerine) pour reprendre les compositions de Serge Rezvani, compositeur attitré des réalisateurs de la Nouvelle Vague : Truffaut et Godard en tête. L’écoute se révèle très vite décevante. L’orchestration est soignée mais pas particulièrement originale. C’est surtout le chant très maniéré d’Helena qui devient vite énervant. Un excès de minauderies qui donne envie de jeter le disque par la fenêtre ou d’en faire un frisbee pour son chien. Hormis les classiques de Rezvani (« Le tourbillon »), il faut avouer que ces textes d’un autre temps ont bien mal vieilli et sont même devenus anecdotiques. En somme, un trip nostalgique et désuet qui rappelle « La chance aux chansons », mais dans une version bobo parisienne fichtrement inutile. Pascal Sevran doit se retourner dans sa tombe.

Nederlands
Français 
