L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Wolf Banes - De Casin...
Suede 12-03-26

My Dark Places

Écrit par - -

Fondé en 1977, TV Personalities est un peu considéré comme le parrain du D.I.Y.. A l’instar de The Fall et de Wire, il est en outre un des rares groupes a avoir réellement embrassé l’esthétisme punk. Et puis il a influencé des groupes comme Jesus & Mary Chain ou encore Pavement. Mais The Television Personalities, c’est avant tout Dan Treacy. Un personnage devenu au fil du temps accro à l’héroïne. Ce qui lui a valu de multiples cures de désintoxication, causé de graves désordres psychologiques, et au cours des dernières années, coûté un séjour à l’ombre. On comprend mieux ainsi sa disparition du circuit musical depuis 1998, date de l’enregistrement de son précédent opus. Maintenant, il faut reconnaître que plus grand monde ne lui prête intérêt depuis la sortie de « The painted word », un elpee qui remonte déjà à 1985. Evoluant quelque part entre la lo-fi, le psychédélisme ‘sydbarrettien’ et l’indie typiquement britannique, « My dark places » n’est pas un album facile. Et en particulier les quatre premiers morceaux du disque. Et il faut être très ouvert à l’expérimentation (pour ne pas dire l’improvisation pure), pour ne pas jeter précipitamment l’éponge. Heureusement, la suite est beaucoup moins impénétrable. Depuis le boogie woogie « Velvet Underground » au mélancolique « There’s no beautiful way to say goodbye », ballade partagée entre piano sonore, mélodica, violoncelle et la voix fragile de Treacy, tellement proche d’un Mark Oliver Everett (Eels), la plaque recèle toute une série de compositions de bonne facture. Et en particulier le candide « I’m not your typical boy », le noisy « She can stop traffic », le bouleversant « Tell me about it », la prière funéraire « Knock it all down », la nouvelle version du désenchanté « I hope he’s everything you wanted me to be », rebaptisée pour la circonstance « I hope you’re happy now » et le titre maître, dont les lyrics torturés sont administrés sur l’air de « Frères Jacques ». Des lyrics qui reflètent les épreuves que Dean a vécues au cours des dernières années : l’ennui, l’amertume, la dépression, la rupture, la colère, la paranoïa, le dégoût de soi-même et le délire. Maintenant, la plupart de ces titres sont abordés avec un esprit tellement torturé, qu’on ne sait pas trop s’il s’agit de folie, de génie ou d’excentricité. Peut-être les trois.

Informations supplémentaires

Lu 867 fois
Plus dans cette catégorie : « The Tellers Hope and desire »