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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

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My Dark Places

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Fondé en 1977, TV Personalities est un peu considéré comme le parrain du D.I.Y.. A l’instar de The Fall et de Wire, il est en outre un des rares groupes a avoir réellement embrassé l’esthétisme punk. Et puis il a influencé des groupes comme Jesus & Mary Chain ou encore Pavement. Mais The Television Personalities, c’est avant tout Dan Treacy. Un personnage devenu au fil du temps accro à l’héroïne. Ce qui lui a valu de multiples cures de désintoxication, causé de graves désordres psychologiques, et au cours des dernières années, coûté un séjour à l’ombre. On comprend mieux ainsi sa disparition du circuit musical depuis 1998, date de l’enregistrement de son précédent opus. Maintenant, il faut reconnaître que plus grand monde ne lui prête intérêt depuis la sortie de « The painted word », un elpee qui remonte déjà à 1985. Evoluant quelque part entre la lo-fi, le psychédélisme ‘sydbarrettien’ et l’indie typiquement britannique, « My dark places » n’est pas un album facile. Et en particulier les quatre premiers morceaux du disque. Et il faut être très ouvert à l’expérimentation (pour ne pas dire l’improvisation pure), pour ne pas jeter précipitamment l’éponge. Heureusement, la suite est beaucoup moins impénétrable. Depuis le boogie woogie « Velvet Underground » au mélancolique « There’s no beautiful way to say goodbye », ballade partagée entre piano sonore, mélodica, violoncelle et la voix fragile de Treacy, tellement proche d’un Mark Oliver Everett (Eels), la plaque recèle toute une série de compositions de bonne facture. Et en particulier le candide « I’m not your typical boy », le noisy « She can stop traffic », le bouleversant « Tell me about it », la prière funéraire « Knock it all down », la nouvelle version du désenchanté « I hope he’s everything you wanted me to be », rebaptisée pour la circonstance « I hope you’re happy now » et le titre maître, dont les lyrics torturés sont administrés sur l’air de « Frères Jacques ». Des lyrics qui reflètent les épreuves que Dean a vécues au cours des dernières années : l’ennui, l’amertume, la dépression, la rupture, la colère, la paranoïa, le dégoût de soi-même et le délire. Maintenant, la plupart de ces titres sont abordés avec un esprit tellement torturé, qu’on ne sait pas trop s’il s’agit de folie, de génie ou d’excentricité. Peut-être les trois.

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