Publié pour la première fois l’an dernier, le « Faces In The Rocks » de Mariee Sioux jouit d’une deuxième vague de promo grâce à l’essor du folk au féminin provoqué, entre autres, par l’exemplaire Alela Diane. L’interprète de « The Pirate’s Gospel » avait d’ailleurs invité son amie d’enfance à se joindre à elle sur quelques morceaux de son œuvre intemporelle. Sur « Faces On The Rocks », Mariee Sioux continue de défier le temps et l’espace en solitaire et à sa manière. Puisant largement dans son lointain héritage amérindien, la jeune femme originaire de Nevada City appose une patte toute particulière à l’atmosphère folky de sa première œuvre. Au-delà d’évidentes influences (Joanna Newsom, Joni Mitchell ou Nick Drake), « Faces In The Rocks » parvient à insuffler un vent de fraîcheur authentique au genre.
Dès les prémisses du splendide « Wizard Flurry Home », on se laisse emporter par les vocalises apaisantes de la demoiselle. Celles-ci voguent délicatement le long de précieuses mélodies empreintes d’un amour évident pour la nature et les sonorités d’une Amérique ancestrale. Les neufs morceaux qui composent cette passionnante première œuvre s’écoulent paisiblement et sont propices à un délicieux moment d’introspection. « Wild Eyes », « Bundles », « Two Tongues »… Les merveilles s’enchaînent et, même si certains titres présentent quelques similarités, « Faces In The Rocks » marque les âmes au fer rouge. De par ses textes captivants, le recueil dévoile également une jeune femme à l’indéniable talent de conteuse. Ensorcelant.

Nederlands
Français 
