Ca commence comme du Melvins, du Earth, du Sunn0))), ça promet, ça fait trembler les murs, ça rend fous les voisins du dessous, du dessus, des côtés. Le chat se jette par la fenêtre. Et ça dure presque 10 minutes. Vous pensez qu’on nomme son groupe d’une chanson des albums des Melvins pour rigoler ? Ensuite, notre power trio japonais nous revisite le stoner cher au label qui l’héberge. Album somme plutôt que cohérent, « Akuma no uta » nous livre en 6 plages tout le talent de Boris : drone, metal, expérimental, psychédélisme. Le spectre est ici tellement large que l’influence de Nick Drake se retrouve jusque dans l’artwork, celui-ci copiant gentiment l’album « Bryter Layter ». Une ouverture d’esprit que l’on retrouve également chez les Melvins, le plus grand groupe de rock de l’histoire mondiale. Au bas mot.