L’errance de Russ Tolman

Russ Tolman a annoncé la sortie de son nouvel album le 18 septembre 2026 (vinyle/CD), lequel est déjà disponible en version numérique (Flatiron Recordings). En attendant, il a partagé le single « Streets Of Denim ». Russ Tolman est un…

logo_musiczine

Protomartyr imagine l'Amérique comme un hôtel vieillissant

Protomartyr sortira Hotel Usona, son septième long playing, le 25 septembre 2026 chez Domino. Pour en ouvrir la porte, la formation post-punk de Detroit publie “Sounds We Cannot Hear”, accompagné d’un clip officiel visible ici Réalisée par Danny Scharar et…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Suede 12-03-26
Stereolab

Some cities

Écrit par - -
Après avoir commis l’excellent “Lost souls” en 2000, le remarquable “The last broadcast” en 2002 et un « Lost sides » réservé à des fonds de tiroirs, l’année suivante, les Doves nous reviennent avec un quatrième opus. Un disque enregistré entre Liverpool, Brixton et le Loch Ness, sous la houlette de Ben Hillier, un producteur responsable de la mise en forme d’elpees de Blur et d’Elbow. Le titre final, « Ambition », a même été enregistré dans un monastère bénédictin. Une plage dont la guitare réverbère des échos crépusculaires, comme chez Durutti Column. Les Doves sont issus de Manchester. Ils s’inquiètent de la déstructuration du tissu urbain. Et ils le clament haut et fort. A travers leurs lyrics. Une inquiétude qui est allée grandissante lors de leur tournée. Parce qu’ils ont remarqué qu’elle ne touchait pas seulement leur ville natale. Ailleurs aussi. En Angleterre, bien sûr. Mais également à travers le monde. Ce qui explique le titre de leur opus. Un disque beaucoup moins expérimental que les deux premiers. Plus pop. Britpop même. Légèrement teinté de psychédélisme et surtout plus atmosphérique. Hormis le titre maître (NDR : pas une réussite, il faut le reconnaître) et l’allègre et cinglant « Sky starts falling », les guitares sont un peu trop bridées à mon goût. Les traces de house ont totalement disparu. Et lorsque les drums montent en régime, on a l’impression d’entendre Will Champion, le batteur de Coldplay. Ce qui n’empêche pas la plaque de demeurer très agréable à l’écoute. Que ce soit à travers l’émouvant « Someday soon » ou le somptueux « Snowden ». L’hymne en crescendo « Walk in fire » ou le planant « One of these days », dont les harmonies vocales brumeuses évoquent curieusement un certain Pink Floyd. Du contagieux et allègre « Black and white town », imprimé par les claviers aux sonorités flottantes. Ou encore du ‘philspectoresque’« The storm », pour lequel le trio a eu recours à un sample de Ruyichi Sakamoto. Un fragment qui frôle le délire, mais le frôle… sans plus. C’est sans doute le reproche qu’on peut adresser à cette œuvre, au demeurant de bonne facture : l’absence de délire.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Doves
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Heavenly / EMI
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
Lu 917 fois
Plus dans cette catégorie : « Easy beat Aparelhagem »