Depuis la confection des superbes “Definitely Maybe " en 94 et « (What’s the story) Morning Glory » l’année suivante, Oasis cherche désespérément son second souffle. Sixième opus, « Don’t believe the truth » constitue donc la quatrième tentative de réoxygénation. Bien sûr, on n’est pas au bord de l’asphyxie ; mais il faut reconnaître que l’air se fait de plus en plus rare. Pourtant le groupe a tenté d’innover. En invitant Zak Starkey, le fils de Ringo Starr, aux drums. Confirmant que les frères Gallagher font toujours une fixation sur les Beatles. Et puis en permettant à Andy Bell (NDR : ex Ride, ex Hurricane) et à Gem de participer à l’écriture des chansons. Pour ce qu’il faut considérer comme les meilleures plages du disque. Andy nous réserve ainsi une excellente intro (« Turn up the sun ») et un épatant « Keep the dream alive”, qu’on aurait vu d’un bon oeil dans l’oeuvre de Ride voire des Stone Roses. Alors que Gem poursuit dans la même veine son « A bell will ring », tout en partageant avec Liam la signature d’une sémillante compo acoustique intitulée « Love like a bomb ». Même que ce dernier n’y miaule pas. Il chante. Et bien en plus ! Il a également écrit deux autres morceaux (« The meaning of soul » et « Guess God thinks I’m Abel ») qui ne tiennent pas trop mal la route. Et puis rideau ! Les cinq fragments issus de la plume de Noël accumulent les clichés et les stéréotypes. Si Lyla réverbère de vagues échos du Beggars Banquet des Stones, tout au long de « Mucky finger », on croirait entendre Dylan chanter « Writing for the man » du Velvet. Enfin, apparemment de bonne facture, « Past of the queue » est un peu trop pompé (NDR : et le mot est faible !) sur le « Golden Brown des Stranglers.