L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Petit flash-back: nous sommes de l’autre côté de l’Atlantique, au début des années 60. A New York, l’actualité musicale tourne autour des « Girl Groups », des centaines de groupes de filles qui défient les lois des charts à grands coups de chansonnettes naïves. D’un sourire décapé au Colgate, les filles se trémoussent, signent un ou deux disques et disparaissent du circuit, laissant derrière elles paillettes et robes de soirée. L’histoire de Reparata and the Delrons respecte ce schéma. A une exception près : elles n’ont jamais rencontré le triomphe promis. Les Etats-Unis les repoussant sans cesse aux portes du Top 40 et l’Angleterre leur offrant un instant de gloire éphémère en les logeant une fois dans leur classement national… à la 15ème place. Entre 1965 et 1970, Reparata and the Delrons ont signé deux disques, « Whenever a Teenager Cries » et « Rock and Roll Revolution », deux appels aux succès restés sans réponse. Aujourd’hui, leurs plus grands hits sont ressuscités sur un best of : 30 témoins du meilleur des Delrons. Cet instantané est fabuleux et renverse une situation établie depuis trop longtemps : Reparata and the Delrons réapparaît donc au premier plan de l’histoire. Leurs rivales de l’époque oubliées, disparues, les trois filles sont dédommagées d’une glorieuse considération. Ce groupe, formé aux premières lueurs de 1962 dans les dortoirs d’une école catho de Brooklyn, emprunte son patronyme à Sœur Mary Reparata, professeur et mère supérieure d’un établissement scolaire où l’éducation des filles passait par la foi et l’amour de son prochain. Les trente chansons de cette compilation sont magnifiques et symbolisent une époque révolue. Une vision réductrice d’une vie heureuse où les hommes travaillent en fumant la pipe et les femmes chantent en passant l’aspirateur. Une époque où le consensualisme était norme. Cet album est un morceau d’histoire, rêvé, harmonieux et irréel. Le monde a changé et, au fond, on espère que tout reviendra : la tranquillité, l’euphorie et l’illusion d’une existence sans-souci.

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