Populaire aux Pays-Bas, cette formation batave jouit d’une excellente réputation sur les planches. Elle s’est d’ailleurs déjà illustrée lors du festival Pukkelpop. « In the Dark » constitue leur troisième opus. Probablement le plus abouti. La presse spécialisée compare souvent leur musique à celle de Hell is For Heroes. Personnellement, elle me fait davantage penser à Tool. Notamment à cause de l’atmosphère au sein de laquelle cette solution sonore baigne. Maintenant, il faut aussi préciser que cette comparaison n’est qu’indicative, car le combo orange n’arrive pas à la cheville du mythe yankee. D’abord à cause de la voix de son chanteur, Jelle Schrooten. Dont les inflexions et le timbre peuvent rappeler Maynard James Keenan, mais en plus lisse et monocorde. Et puis parce que si leur mélange de rock, de métal et de post hardcore new-yorkais, pimenté d’une pointe d’emo, peut parfois accrocher, il est un peu trop classique pour convaincre. En outre, il manque de passion. De folie aussi. Et même d’émotion. Paradoxal pour un ensemble qui revendique une certaine sensibilité émo. Les différents instrumentistes maîtrisent pourtant bien leur sujet. Mais pour quelqu’un qui a cessé d’écouter du métal depuis au moins dix ans, je ne vois pas trop qui ce type de musique sombre et dépressive pourrait encore intéresser… Et je doute fort que les aficionados de Tool, qui attendent impatiemment la sortie d’un nouvel elpee de leur groupe favori, se contentent d’un tel sous-produit…

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