Placé sous le signe de la tolérance, de la paix dans le monde et autres bons sentiments, A Perfect Circle a décidé de sortir cet album le jour des élections américaines. Question : pourquoi le jour même et pas la veille ??? Nonobstant son entrée en deuxième position des charts américains, l’issue du suffrage est aujourd’hui connue. N’épiloguons pas, la réélection de Bush, permettra de voir refleurir nombre projets musicaux d’ici la fin de son mandat. Revenons à nos moutons et ne tergiversons pas : épinglant diverses reprises, “eMotive” est une sacrée déception. Et allons-y franco : A Perfect Circle n’a déjà plus rien à dire. Musicalement. Nous reviendrons sur le visuel par l’entremise du Dvd. Le premier album, “Mer des noms” flirtait déjà en son temps avec l’anecdotique; malgré ses quelques moments de bravoure et de franche émotion, “Thirteen steps” communiquait rapidement un sentiment de lassitude; “eMotiv” suscite l’ennui dès le troisième titre. Et si Meenard James Keenan de TOOL n’avait pas été embarqué dans ce projet, A Perfect Circle ferait le bonheur des bacs de vos soldeurs préférés. Pourtant, le groupe a pu bénéficier de la tolérance des scribouillards musicaux, cherchant à sauver malgré tout des bribes de cette galette. Alors sauvons ce qui peut l’être : “Imagine” de Lennon, hymne à l’espoir, est ici transformé en ode sombre et funéraire. Sans le moindre relief, le reste ne vaut pas tripette. Il ne nous reste donc plus que le souvenir de la flamboyante reprise du “No quarter” de Led Zep réalisée par Tool (NDR : impliquant Buzz des Melvins à la guitare, quand même). Et de procéder à une inévitable comparaison. Avant de pleurer…