A l’écoute de cette plaque, on est surpris d’apprendre que les Briefs sont originaires du pays de l’Oncle Sam, de Seattle plus précisément. Car leur punk rock très pop contaminé par un accent ‘cockney’ semble plutôt émaner du Londres circa 1977. A ce stade de la lecture de cette chronique, vous aurez donc compris que si vous êtes à la recherche d’originalité pure, vous pouvez d’ores et déjà passer votre chemin. Le chanteur embrasse un style à la croisée de Pete Shelley (Buzzcocks) et de Johnny Rotten. Les chansons s’enchaînent le plus banalement du monde ; mais on se surprend quand même à taper du pied sur les très sympathiques « Ephedrine Blue », « Mistery Pill », « Sally I can’t go to the Beach » ou encore « Shoplifting at Macy’s » qui rappellent confusément les Ramones, les New York Dolls et d’autres grands maîtres. L’atmosphère bon enfant du disque et la belle énergie qui s’en dégage rendent l’objet attachant même si musicalement le résultat s’avère furieusement anecdotique. M’en vais chercher ma vieille cassette des Buzzcoks.