JJ Bad Boy a reconduit la même équipe pour concocter cet opus. Pourtant lors du premier titre, "Fifty bukcks", Bob fait un one man show. Il joue de l'harmonica, de la guitare, de la basse et chante, même si sa voix n'est pas exceptionnelle. Les Blues All Stars prennent le relais pour attaquer "Big Harmonica Bob's boogie". Un instrumental nerveux, swinguant, qui permet aux solistes de prendre successivement un billet de sortie : Richard Merritt au sax ténor, Jason James à la guitare et puis un Bob assez survolté qui souffle dans sa musique à bouche comme dans un saxophone. Bonne nouvelle, JJ Jones fait son entrée pour diriger la reprise d'un classique du blues : le "Five long years" d'Eddie Boyd. Une atmosphère très Chicago Southside s’installe aussitôt. Bad Boy n'est pas un tout grand, mais il possède un sacré feeling. Son phrasé de guitare vous hérisse les poils, avant qu’il ne laisse ses comparses lui adresser une réponse. Et en particulier Bob et le deuxième guitariste, Jason James. Nous retrouvons le même JJ Jones pour une version trépidante du "Smokestack lightnin" d' Howlin' Wolf. Une chose est sûre, JJ fait bien revivre le géant de Chicago. "Scratch my back" a été immortalisé ‘live’ au Classroom de L.A. Thunderbird Phil se réserve la guitare. Il y épaule Bob ainsi que les autres souffleurs : James Murphy au cornet et à l'harmonica, Richard Merritt au sax ténor ainsi qu’Andrea Amato au sax alto. "Walkin' to my baby" bénéficie du concours de Jason aux cordes pour une version swing et très intéressante de "Kansas City". Cette sympathique tranche de blues s’achève dans la bonne humeur par un retour du regretté Bad Boy Jones pour proclamer sa vérité : "Everyday I have the blues".