Après avoir commis un mini elpee, qui a fait sensation chez nos voisins du Nord, ce quartet a enfin l’occasion de proposer son premier format. Les musiques du monde constituent la matière première d’inspiration pour nos quatre gaillards. L’opus démarre par une plage à l’ambiance mystérieuse menée par un theremin de château hanté et des percus issues de l’Orient. Plus tard l’ancrage opte pour le format acoustique (contrebasse, accordéon et cordes) pour des plages qui évoquent la musique festive du Moyen-âge et quelques trucs carrément country que même les Texans ne se risquent plus à faire. On taxe aussi la musique des Ballroom de cinématographique et on n’a pas tout à fait tort : la moitié de l’opus privilégie de longues cavalcades atmosphériques qui évoquent l’Orient mystérieux des Balkans. Les clichés pointent facilement le bout du nez ; et le jeu démonstratif du groupe (limite prog rock) ne tarde à rendre le tout un peu kitsch. En général, les disques qui s’évertuent à marier le rock ou l’électro à la musique ethnique aboutissent à un mélange qui ne satisfait personne. Celui-ci ne déroge pas à la règle ; il s’écoute tranquillement mais ne possède aucun élément susceptible de donner l’envie d’appuyer à nouveau sur le bouton ‘play’ du lecteur…