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Mick Fleetwood est un des fondateurs du Fleetwood Mac. Il a d’ailleurs participé tant à l’aventure anglaise (NDR : celle-ci avait débuté une journée d'août 1967 au Festival de Windsor) qu’américaine du groupe. Pour rendre hommage au Mac des années 60, il vient de fonder un nouveau blues Band. Pour la circonstance, Mick a rappelé Rick Vito, un excellent guitariste qu’il avait déjà côtoyé au cours des 80s. Et a complété le line up de son combo par le bassiste Lenny Castellanos et le claviériste Mark Johnstone. La formation sillonne les routes depuis quelques mois. Elle s’est même produite en Europe ; malheureusement ni en France ni en Belgique. Baptisé « Live », cet opus a été immortalisé l'an dernier au Sheldon Concert Hall de St Louis. En ‘bonus’, un second cd réunit quatre titres concoctés au sein des studios Maui de Mick, à Hawaï.

Je dois avouer beaucoup apprécier Rick Vito. Il a une bonne voix et impressionne à la guitare, en particulier à la slide. Lors des débuts du Mac, le secret de leur recette procède de la conjugaison de deux talents différents. Tout d’abord l'extraordinaire Peter Green. Chanteur, compositeur, et inoubliable gratteur, il puisait son inspiration chez BB et Freddie King ainsi qu’Otis Rush. Ensuite le petit Jeremy Spencer, adepte de la slide façon Elmore James et du rock'n'roll. Vito synthétise en une seule personne ces deux paramètres. Il n'a cependant jamais oublié un certain jour de l’an 1968, lorsqu'il a eu le bonheur de voir et d’écouter le Mac original à l'Electric Factory de Philadelphie.

Il débute d'ailleurs l’elpee par "Red hot gal" sur un riff notoire d'Elmore James ; un morceau pas piqué des vers et sans la moindre faille. Tout y est. La voix. La slide. Et le beat métronomique de Fleetwood. Pour attaquer son "Looking for somebody", Rick se met dans la peau de Peter Green ; et, s'il n'a pas sa sensibilité à fleur de peau, il reproduit le feeling, le vécu de Green dans son chant, tout en y communiquant une émotion bien palpable. Il ne concède aucune faiblesse. Et pour donner davantage de relief à l’expression sonore, Johnstone nappe le tout d’orgue. Autre morceau signé Vito, "Fleetwood boogie" rend hommage à son leader. Mick tape d'ailleurs comme un possédé sur ses peaux, tandis que notre gratteur prend son pied. "Stop messin' around", une plage qui figurait sur "Mr wonderful" (NDR : personnellement, j’estime que ce disque est le meilleur elpee de Peter) marque un retour au répertoire de Green. Caractérisé par ce riff rythmique, hypnotique, reptilien, "Rattlesnake shake" est un succès rock inoubliable. Lors de la longue partie instrumentale, traitée à la manière des jam bands, Vito étale à nouveau toutes les facettes de son talent. Rick chante son "When we do the lucky devil". Il y adopte son style bien personnel. Balisée par le rythme du chemin de fer, ses interventions sont brillantes. Il se frotte ensuite au meilleur blues lent jamais écrit par Green : "Love that burns". Il ne parvient cependant pas à restituer le mal de vivre éprouvé par le grand Peter, mais sa version est de toute bonne facture. Il nous réserve un autre extrait de "Mr wonderful" : "Rollin' man", une compo marquées par ses changements de rythme. Et puis, l’adaptation somptueuse du "Black magic woman" qui réverbère des tonalités propres à Green. L’elpee s’achève par "I got a hole in my shoe" et, sans surprise, le fameux "Shake your moneymaker" d'Elmore James, deux titres dominés par la slide de Vito.

Le second compact-disc réunit quatre plages instrumentales. Tout d’abord, l’incontournable  "Albatross". Deux compositions signées Rick Vito, ensuite. Soit "Napili noctourne", dont la mélodie rappelle manifestement "Sleepwalk" et "La mer d'amour", calquée sur "Albatross". Enfin le séduisant "The supernatural", une plage que Peter Green avait, à l'origine, enregistré en compagnie des Bluesbreakers de John Mayall ; et sans doute la toute première fois que sa six cordes affichait un son si personnel…

 

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