Paru en 1988, “Blue Bell Knoll” constitue le cinquième elpee de Cocteau Twins, un disque qui fait aujourd’hui l’objet d’une réédition en CD. Mais outre les quatre opus précédents, CT est surtout responsable de neuf Eps incontournables : Lullabies (1982), Peppermint Pig (1983), Sunburst and Snowblind (1983), The Spangle Maker (1984), Aikea-Guinea (1985), Tiny Dynamine (1985), Echoes in a Shallow Bay (1985), Tiny Dynamine/Echoes in a Shallow Bay (1985) et Love's Easy Tears (1986), disques qui mériteraient également de revivre sous la forme d’un compact disc. Mais revenons à « Blue Bell Knoll ». Un album qui a accumulé les éloges dithyrambiques. Je ne vais pas en remettre une couche, même s’il faut reconnaître que la musique de Cocteau Twins - et en particulier sur cet album - possède quelque chose de céleste, de visionnaire. A cause des mélodies cristallines, énigmatiques, fluides, gothiques, sculptées dans les couches de guitares élégantes, chatoyantes, richement texturées, climatiques, cosmiques, duveteuses, tendues par la ligne de basse souterraine, balayées par un écran de synthés brumeux, et hantées par la voix évanescente, stratosphérique, élégiaque de la sirène, Elisabeth Frazer. Une œuvre qui aura une influence considérable sur les deux décennies suivantes ; et en particulier chez des groupes ou des artistes comme Sigur Ros, My Bloody Valentine ou encore Stina Nordenstam…