« Static Delusions and Stone-Still Days », le précédent album de ces Américains sorti il y a deux ans, n’avait pas rencontré le succès escompté. Motif ? Sause sans doute l’écrasante concurrence médiatique de tous les autres groupes du même genre (punk-garage), des Vines aux Strokes. Pourtant, cet opus débouchait diablement les tympans ; et c’est pareil avec celui-ci. Strident et incisif, « Howling… » frappe de plein fouet l’amateur de punk CBGB, crade aux entournures et furieusement addictif. Comme un Iggy en pleine descente d’acide, Brian Standeford éructe ses nerfs en pelote jusqu’à l’étranglement. Ce rock carré et couillu déchire : les VU dans le rouge et le doigt du milieu bien levé (sale, le doigt). Les riffs en bataille, la batterie au bord du cataclysme, The Catheters violent le punk avant de le rouer de coups, face contre terre et les fesses à l’air. Moralité : par où The Catheters passent, ils laissent des traces.